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Côte d’Ivoire : le PNUD et le ministère de l’Environnement alertent sur les biodiversités en danger

ByÉquipe LeJourPile

Oct 2, 2025

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Le PNUD et le ministère de l’Environnement ont lancé, le 2 octobre 2025 à Abidjan, le dialogue national sur le financement de la biodiversité, BIOFIN. Ce, face à l’urgence selon laquelle, la biodiversité ivoirienne est en alerte rouge.  Cette initiative n’est pas une simple formalité administrative : c’est un appel à un engagement collectif, un signal fort que la Côte d’Ivoire refuse de voir disparaître son patrimoine naturel. Car, chaque année, des centaines de milliers de tonnes de plastiques envahissent nos lagunes, fleuves et océans. Les mangroves ont perdu 95 % de leur superficie en cinquante ans, et plus de 80 % de nos forêts ont disparu en un siècle. Derrière ces chiffres se cachent des vies, des moyens de subsistance et un avenir menacé.

Pour Gael Olivier, représentant adjoint du PNUD, la biodiversité n’est pas un décor, c’est un enjeu vital : sécurité alimentaire, santé, résilience face au changement climatique. Chaque arbre abattu, chaque mangrove détruite, chaque rivière polluée, c’est la vie quotidienne de millions de Ivoiriens qui est fragilisée, en particulier celle des communautés rurales, des femmes et des jeunes.

Parfait Kouadio, directeur de cabinet du ministre de l’Environnement, rappelle que le défi est colossal : la perte continue de biodiversité affaiblit nos économies, compromet les services écosystémiques et expose les plus vulnérables. La question n’est plus de savoir si nous devons agir, mais comment agir efficacement, maintenant.

BIOFIN propose une réponse concrète : élaborer un plan national de financement fondé sur une analyse rigoureuse des politiques publiques et des dépenses, et mobiliser des ressources nouvelles et durables. L’objectif est clair : valoriser notre capital naturel et construire un avenir prospère et résilient.

Mais ce plan ne suffira que si chaque acteur, chaque citoyen, chaque décideur politique se saisit de l’urgence. La biodiversité ne peut attendre. Préserver nos forêts, nos mangroves, nos rivières, c’est protéger la vie. Ainsi que l’économie et l’avenir de la Côte d’Ivoire. L’heure n’étant plus aux discours, seule l’action déterminera le destin du pays et des générations futures.

Loba Perez

Équipe LeJourPile