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En prélude à la Journée internationale du Yoga, célébrée chaque 21 juin dans le monde, le Sahaja Yoga a été mis à l’honneur, lors d’une journée spéciale organisée le dimanche 15 juin 2025, à l’ambassade de l’inde à Abidjan. En immersion dans une pratique encore méconnue, mais porteuse d’apaisement intérieur et de transformation personnelle, LEJOURPILE a rencontré pour le bonheur de ses lecteurs, Loua Diomandé, un sachant ivoirien de Sahaja Yoga. Relativement à cette pratique de méditation qui sera mise en lumière lors la de Journée internationale du Yoga qu’organisera la Côte d’Ivoire au Radisson Blu d’Abidjan et à Grand-Bassam, en partenariat avec l’ambassade de l’Inde et l’UNESCO, il a bien voulu partager ses connaissances. Notamment autour de cet enseignement, qui, selon lui, est une connexion au divin et pas une gymnastique.
Entretien !
LEJOURPILE : Vous avez animé une séance dédiée au Sahaja Yoga dans le cadre de la préparation de sa célébration annuelle. Que représente la Journée internationale du Yoga pour vous ?
LOUA DIOMANDE : C’est un moment fort. Cette journée permet de revenir à la vraie nature du Yoga. Ce n’est pas de la gymnastique, mais un chemin de reconnexion avec le divin. Cette année, l’ambassade de l’Inde nous a accordé une journée entière pour présenter le Sahaja Yoga : une forme de Yoga purement spirituelle et intérieure.
L.J.P. : Quelle est la spécificité du Sahaja Yoga ?
L.D. : « Sahaja » signifie spontané. Ce Yoga active une énergie déjà présente en chacun de nous : la Kundalini. Elle s’éveille naturellement, sans effort physique ou mental, et élève notre conscience. Le but n’est pas la performance, mais l’éveil du corps subtil – ce que nos traditions africaines connaissent, mais que nous avons parfois perdu.
Un pont entre traditions africaines et science du subtil
L.J.P.: Vous évoquez un lien fort entre le Sahaja Yoga et la culture africaine. Pourquoi ?
L.D. : Parce que nos cultures savent qu’il existe un monde invisible, un corps subtil. Mais ce savoir a été dévoyé : sorcellerie, pouvoir occulte, domination. Le Sahaja Yoga libère. Il ne demande rien d’autre qu’un désir sincère. Il protège, nettoie, équilibre. Il rend chacun autonome spirituellement, sans intermédiaire.
L.J.P.: Comment se déroule une séance concrètement ?
L.D. : C’est simple. On s’assied, on ferme les yeux. On demande à notre énergie intérieure de s’éveiller. On médite. On utilise les éléments – l’eau, le feu, l’air, la terre – pour purifier notre système. Par exemple, mettre les pieds dans l’eau aide à apaiser l’élément eau en nous. Ces techniques sont ancestrales et puissantes.
L.J.P.: Qu’apporte le Sahaja Yoga à une société comme la nôtre ?
La paix, la clarté intérieure, la maîtrise de soi. L’Afrique est riche de talents, mais elle est déséquilibrée. Trop de jeunes brillants sont détruits par l’envie, la jalousie, le mal spirituel. Le Yoga remet l’individu au centre. Il lui redonne sa lumière. Il favorise la coopération au lieu de la compétition destructrice.
L.J.P.: Et sur le plan social, que proposez-vous ?
L.D. : Nous voulons créer un mouvement de masse. Le Sahaja Yoga est gratuit. Pas de secte, pas de maître, pas de commerce. Juste la connaissance partagée. Nous avons des centres dans plusieurs communes d’Abidjan. Nos séances sont ouvertes, simples et accessibles. Il suffit de venir, même sans rien connaître
« L’humanité est malade de son déséquilibre intérieur »
L.J.P.: Que peut espérer une personne après sa première séance ?
L.D. : La sensation d’un poids qui s’en va. La paix. Une fraîcheur sur les mains ou au sommet du crâne c’est la Kundalini. Et surtout, le début d’une nouvelle écoute de soi. On apprend à lire son système subtil, à comprendre les émotions, à corriger les déséquilibres. C’est transformateur.
L.J.P.: Un mot pour conclure ?
L.D. : Je dirais à chaque jeune : ne cherche pas Dieu à l’extérieur. Il est en toi. Lève-toi, assieds-toi et connecte-toi. Ta lumière intérieure est la solution à tous les problèmes de cette société. C’est cela, le vrai Yoga.
Interview réalisée par Loba Perez
