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Côte d’Ivoire/ Noël Dourey à propos de Thiam : « il est inscrit sur cette liste sans en avoir le droit »

L’artiste-chanteur et acteur politique Noël Dourey,  membre du Bureau Politique (B.P) du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), parti au pouvoir en Côte d’Ivoire.

Dans une vidéo de plus de 21mn diffusée le samedi 22 mars 2025 sur les réseaux sociaux, l’artiste-chanteur, Noël Dourey, semble faire référence à une situation politique en Côte d’Ivoire, où selon lui, des Ivoiriens sont « mécontents » de voir un individu (probablement un leader ou une personnalité politique) inscrit sur la liste électorale provisoire, alors qu’ils considèrent qu’il n’a pas le droit d’y figurer.

Une situation  qui semble être perçue pour le pays comme un abus ou une menace à la souveraineté : Mention  indiquant une préoccupation concernant le respect de l’intégrité nationale. Aussi, l’idée que certains citoyens pourraient être exclus du processus électoral à cause d’une inscription illégitime.

Membre du Bureau Politique (B.P) du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), parti au pouvoir en Côte d’Ivoire,  l’acteur politique Noël Dourey  évoque également  divers sujets d’actualité politique dont la rumeur sur un éventuel rapprochement entre le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, et l’opposant Tidjane Thiam. 

Ci-dessous l’intégralité de l’intervention de Noël Dourey.

Je voudrais avant tout propos, faire une mise au point. Je ne suis pas contre monsieur Tidjane Thiam. Je ne le connais pas et je ne m’en porte pas plus mail. Donc à ceux qui écrivent pour insulter  et raconter leur vie, ça ne me gêne pas. Sauf que sur ma page Facebook, il n’ y a que des personnes ayant reçu une bonne éducation. Qui écrivent et qui débattent. Parce que c’est un débat. Ce sont des points que je soulève et pour lesquels j’attends des réponses, des solutions. Je ne peux pas faire ou refaire l’éducation des uns et des autres.  Donc ce qu’ils disent me glissent sur la peau. C’est comme quand la pluie tombe, elle balaie toutes les saletés pour rendre le sol plus propre. Donc à bon entendeur salut.

Nous sommes 8 milliards d’habitants dans le monde et sur le sol ivoirien, nous sommes environ 30 millions. Je n’ai pas vocation à connaître tout le monde. Par contre, pour tout ce qui intéresse mon pays, je suis en droit et en capacité d’avoir une lecture et de donner mon point de vue sans animosité. Monsieur Thiam a eu son décret de libération d’allégeance à la nationalité française (Noel Dourey applaudit, ndlr). Il y en a qui disent qu’il l’a eu en deux jours, certains affirment en une semaine, d’autres soutiennent en trois semaines. Si le délai peut faire plaisir. En tout cas, chers militants et sympathisants de Thiam ne boudez pas votre plaisir ! Ce qui arrive, c’est que n’ayant plus de nationalité, il est obligé d’en demander une.  Et je suis convaincu que celle qu’il va demander,  c’est celle de la Côte d’Ivoire, me semble-t-il.

«  Les Ivoiriens jaloux de leur souveraineté vont exiger qu’il ne figure pas sur la liste électorale »

 Ce qui veut dire en clair, qu’à l’heure où s’ouvre le contentieux de la liste électorale provisoire, il est inscrit sur cette liste sans en avoir le droit. Parce que sont inscrits sur la liste électorale de l’Etat de Côte d’Ivoire, les Ivoiriens.  Jusqu’au 19 mars 2025, date de son inscription dans le journal officiel de la République française comme étant libéré de cette allégeance, tous les actes qu’il a posés, il les a posés en tant que Français. Et un Français ne peut pas être sur la liste électorale de la République de Côte d’Ivoire.  De même, et ça va se débattre dans les jours qui viennent, un Français ne peut pas être président d’un parti politique en Côte d’Ivoire. Donc le contentieux va s’ouvrir et tous les Ivoiriens jaloux de leur souveraineté vont exiger qu’il ne figure pas sur la liste électorale. C’est ça qui est la vérité.

Je voudrais aborder le point de l’interview qu’il a accordée à la télévision France 24.Monsieur Thiam dit qu’il reçoit des menaces, qu’on cherche à le tuer. Et quand on lui demande qui cherche à le tuer, il change de sujet. Parce qu’à la vérité, c’est un mensonge. Quelqu’un qui part du Sud, c’est-à-dire  d’Aboisso, jusque dans le Nord  pour, selon lui, réactiver les militants du PDCI-RDA ; qui va dans l’Ouest, qui s’en va partout, à l’Est, au Centre,  je ne sais pas d’où pourrait venir la menace de son assassinat. En fait, soit il se fait peur, soit il se donne de la contenance. Parce qu’à la vérité, que ce soit à Prudential ; que ce soit au Crédit Suisse, aujourd’hui les dossiers  sortent. Il n’a rien prouvé. Il a démontré qu’il ne pouvait rien faire. Aujourd’hui, le visage d’ange qu’on lui donne ne se traduit ni dans sa gestion ni dans ses rapports avec les uns et les autres.  On a encore en mémoire – et ça ce n’est pas moi qui le dis – l’affaire de ses collaborateurs et ses adversaires qu’il a espionnés. En fait, il use de subterfuges pour se victimiser. Pour se mettre dans la peau de quelqu’un qu’on  recherche.

« Il use de subterfuges pour se victimiser. C’est de la surenchère inutile »

Comment peut-il penser un seul instant qu’en Côte d’Ivoire, actuellement où le président Alassane Ouattara, digne héritier de l’Houphouétisme,  docteur en économie, un PHD en économie,  comment peut-il penser qu’un monsieur comme ça, qui a la tête sur les épaules,  qui est bien calé dans son fauteuil,  puisse lui en vouloir. C’est de la surenchère inutile.  Nous, on ne le connait même pas et c’est lui qui pense qu’on veut le tuer. Là où Gbagbo et tous les autres opposants circulent librement, lui, on veut le tuer. Donc, je reviens au Crédit Suisse, pour dire qu’il n’y a pas laissé bonne impression. On s’est rendu compte que les chiffres traficotés l’étaient à dessein pour donner l’impression d’une gestion saine et heureuse. Mais au finish, quand le gendarme de la banque s’est rendu compte qu’il a été trop complaisant, on constate  que d’autres banques sont obligées aussi de voler comme le Crédit Suisse pour renflouer leurs caisses.  C’est une banque déficitaire qu’il a laissée. On dit avec un gros trou. Je ne crois pas que les Ivoiriens attendent ça de leur président.

Donc, je reviens à Alassane Ouattara, cet éminent économiste  à la gestion de la dette la mieux gérée sur la planète. C’est n’est pas moi qui le dis. Moi, je suis comme Thiam. Je ne suis pas un économiste, je ne suis pas champion,  je ne suis pas PHD en économie. Mais j’ai fait l’économie comme le ferait le commerçant mauritanien tenant une boutique dans un quartier à Abidjan. C’est-à-dire que lui, il vend, on lui donne l’argent et il compte. Donc Thiam fait l’économie ainsi, il prend un peu et il met de côté. Puisqu’il le dit lui-même dans l’interview à France 24 qu’il ne connait pas grand-chose en économie. Monsieur Thiam, il est tellement dépassé qu’il dit que tous les jours, on coupe l’électricité en Côte d’Ivoire..  Un pays qui fournit de l’électricité  à ses voisins.

« C’est une mauvaise communication… »

Moi, je ne sais pas. Mais la dernière fois, j’ai parlé de la mauvaise communication au PDCI-RDA, les gens m’en ont voulu. C’est une mauvaise communication. Parce que dès lors que vous commencez à dire ce qui n’est pas vrai, on ne vous écoute plus pour la suite. Donc il parle, parle pour raconter des mensonges.  On n’a pas dit qu’il n’y a pas de pauvres en Côte d’Ivoire. On n’a pas dit qu’il n’y a pas de pauvres aux Etats-Unis, en France, en Chine ou au Japon. Non ! Mais on dit qu’on se bat pour que le fossé entre les riches et les pauvres devienne le plus petit possible pour qu’il y ait une classe moyenne émergente.  Et ça se voit en Côte d’Ivoire. Il faut aller dans les supermarchés .Il faut se rendre dans des quartiers d’Abidjan comme Yopougon , Abobo , les supermarchés sont pris d’assaut parce qu’on a une catégorie de personnes aujourd’hui qui de plus en plus grandissante qui reçoit un bon salaire . En tout cas, le minimum est garanti.

Il y a des activités normales, aller s’acheter des produits de première nécessité ou même des produits de grande consommation dans les supermarchés, les marchés parce que non seulement ils ont les salaires multipliés tous les ans  mais en plus ils travaillent. Donc c’est cela qu’il faut regarder. Vous allez dans les restaurants, monsieur et madame qui, il y a quelques années, ne pouvaient pas  s’offrir un repas, vont au restaurant. Quelque fois avec les enfants.  Il faut aller à Grand-Bassam, il faut aller vers les villes balnéaires. Vous voyez des Ivoiriens heureux. C’est pour ça que je suis rassuré pour dire qu’aucun Ivoirien ne sortira pour vous suivre. On sait où se trouve notre bien.  Il n’a plus rien à dire, monsieur Thiam. Est-il opposant ? On n’en sait rien. N’est pas opposant ?  On ne sait pas. Et ses militants commencent à supputer. Non, il y a un deal entre le président Ouattara et Thiam .Quel deal ?  Quelqu’un qui pleurniche parce qu’on ne veut pas le recevoir. Qui tempête parce qu’on ne veut pas le recevoir. Il n’y a aucun deal.

« S’il respecte le président Ouattara alors la majorité des Ivoiriens le respectera »

S’il respecte le président Ouattara alors la majorité des Ivoiriens le respectera. S’il traite le président Ouattara comme il veut alors la majorité des Ivoiriens  le traitera comme elle veut aussi. Et puis de toutes les façons, personne n’a peur de Thiam. S’il a la chance d’arriver aux  élections présidentielles, il sera battu à plate couture. Je dis bien, il sera battu à plate couture parce qu’on va sortir son bilan à Prudential et au Crédit Suisse contre ce qui s’est fait en Côte d’Ivoire.

La dernière inauguration qui a eu lieu « Le carrefour Akwaba » ( Port-Bouet) est un chef d’œuvre.Il ne respecte pas les gens ce monsieur. Il dit que c’est lui qui a fait signer le contrat de SIPREL. Alors que le Premier ministre d’alors, grand ministre de l’économie et des finances, Daniel Kablan Duncan, sous le président  Bédié ; donc  il était là et se tournait les pouces. C’est lui Thiam qui envoyait les gens et signait les contrats sans que quelqu’un en soit informé. Puisqu’il  s’arroge le droit, cette possibilité c’est-à-dire qu’à l’époque les autres ne faisaient que le regarder. Arrêtez vos affabulations ! La Côte d’Ivoire s’est faite sans vous. Elle est en train de se construire sans vous et il en sera ainsi ».

Propos retranscrits par

Ferdinand N’Guessan

 

 

Équipe LeJourPile

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