👁 7,463 vues
Abidjan s’est réveillée ce week-end du 11 au 12 octobre au rythme des slogans et des tambours.
Des centaines de jeunes, de femmes et de doyens ont bravé la peur pour réclamer des élections « transparentes et inclusives ». En réponse à cette mobilisation, Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), a appelé à la résistance pacifique face à ce qu’il décrit comme une « dérive autoritaire du pouvoir ».
« Malgré un dispositif sécuritaire impressionnant, ils sont sortis massivement, sans peur, pour dire non à la dictature », a lancé l’opposant, saluant « le courage du peuple ivoirien ».
Dans les rues de Cocody, les drapeaux orange-blanc-vert flottaient entre gaz lacrymogènes et chants de liberté. Pour Affi, cette ferveur populaire est le signe d’un sursaut civique :
« J’ai vu des jeunes engagés, des femmes portant le drapeau national, des personnes âgées venues défendre la liberté. La flamme de la dignité ivoirienne brûle encore. »
Le Front commun, coalition menée avec Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Guillaume Soro, promet de poursuivre la mobilisation « sur tout le territoire ».
« Ce combat n’est pas celui d’un parti, mais celui d’un peuple qui refuse la soumission », a conclu Affi, dans un ton grave qui résonne comme un avertissement au régime Ouattara.
Loba Perez
