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Après avoir renoncé à briguer la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), Romuald Wadagni, actuel ministre d’État en charge de l’Économie et des Finances, a été désigné par la majorité présidentielle comme candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin. Une décision qui illustre la volonté de Patrice Talon et de son camp de miser sur un profil technocratique reconnu pour porter la continuité des réformes engagées depuis 2016.
Le 31 janvier 2025, Romuald Wadagni surprenait plus d’un en retirant sa candidature à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), un poste auquel il était pourtant donné favori. Sept mois plus tard, le 31 août, le ministre béninois de l’Économie, des Finances et de la Coopération est confirmé comme le choix du président Patrice Talon et de la coalition gouvernementale pour la présidentielle d’avril 2026.
Âgé de 49 ans, Wadagni devient ainsi le candidat de l’Union progressiste pour le renouveau démocratique (UPR) et du Bloc républicain (BR). Les deux formations de la majorité l’ont désigné à l’unanimité après plusieurs consultations internes, confirmant qu’aucun troisième mandat ne sera envisagé par Talon.
Diplômé de Harvard et de l’université de Grenoble, ancien associé du cabinet Deloitte, Romuald Wadagni s’est forgé une réputation internationale en finance avant d’intégrer le gouvernement béninois en 2016. Depuis, il a conduit des réformes majeures, obtenant la confiance des institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale. Il a également présidé le conseil des ministres des Finances de l’UEMOA, jouant un rôle central dans la réforme du franc CFA.
Cette candidature marque la volonté de poursuivre la trajectoire économique et sécuritaire amorcée par Patrice Talon. Wadagni apparaît comme le garant de la continuité, misant sur sa crédibilité et son expérience pour affronter ses futurs adversaires, dont le parti Les Démocrates de l’ex-président Boni Yayi.
La Céna a fixé les dépôts de candidatures entre le 10 et le 14 octobre 2025. En attendant, Romuald Wadagni devra convaincre qu’il n’est pas seulement un technocrate mais aussi un homme politique capable de rassembler et de porter une vision nationale à la magistrature suprême.
LJP
