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En marge de la 3e Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral (LLDCs), le Maroc a été élu vice-président de l’événement, confirmant son engagement croissant pour une diplomatie multilatérale active et solidaire.
Par notre rédaction
Le Maroc continue de renforcer sa présence dans les instances internationales. Représenté par son ambassadeur et représentant permanent auprès des Nations Unies, Omar Hilale, le Royaume a été élu ce mardi 5 août 2025 vice-président de la 3e Conférence de l’ONU sur les pays en développement sans littoral (LLDCs), qui se tient à Awaza, dans l’ouest du Turkménistan.
Organisée du 5 au 8 août, cette conférence réunit 32 pays enclavés, leurs partenaires de développement et les institutions onusiennes pour dresser le bilan du Programme d’action de Vienne (2014-2024) et adopter un nouveau cadre décennal. Initialement prévue en 2024, elle avait été repoussée pour des raisons logistiques.
Dans une déclaration à la presse, Omar Hilale a salué cette élection comme une reconnaissance du rôle actif du Maroc dans la coopération Sud-Sud. Il a souligné que cette position permettrait au Royaume de « participer activement aux débats stratégiques et aux initiatives conjointes » au sein de la Conférence.
Les LLDCs – qui représentent environ 9 % de la population mondiale – font face à des défis structurels majeurs : absence d’accès maritime, coûts logistiques élevés, commerce transfrontalier limité… Autant d’obstacles qui freinent leur développement économique.
La Conférence vise à proposer des solutions concrètes : amélioration de la connectivité physique et numérique, renforcement des corridors commerciaux, facilitation des échanges, soutien aux capacités institutionnelles… Un ensemble de mesures soutenues par des partenaires multilatéraux et pays donateurs.
Prenant la parole en séance, Omar Hilale a rappelé les engagements du Maroc envers les pays africains enclavés, notamment à travers l’Initiative Atlantique — une proposition du roi Mohammed VI visant à offrir un accès maritime aux pays du Sahel via les ports marocains — et le programme de désenclavement régional, axé sur l’intégration et la résilience.
Cette élection à un poste de vice-présidence illustre une stratégie diplomatique claire du Maroc : occuper des positions de leadership dans les forums internationaux, tout en promouvant des solutions de développement régionales, inclusives et durables.
