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Économie en Égypte : Abdel Fattah Al-Sissi appelle à la stabilité face à l’inflation

ByÉquipe LeJourPile

Fév 22, 2026

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Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a rencontré le 21 février 2026, le gouverneur de la Banque centrale, Hassan Abdallah, pour dresser le bilan du secteur bancaire et définir les priorités économiques. Maîtrise des prix, soutien à l’investissement et renforcement du secteur privé figurent au cœur de la stratégie gouvernementale, dans un contexte où la stabilité financière demeure un enjeu majeur.

La politique économique égyptienne s’oriente vers un objectif clair : consolider la stabilité macroéconomique et contenir l’inflation afin de préserver le pouvoir d’achat et la compétitivité du pays. Lors de son audience avec le gouverneur de la Banque centrale, le chef de l’État a réaffirmé la nécessité d’un suivi rigoureux des politiques économiques et des mécanismes de régulation des marchés.

Cette approche vise à garantir la disponibilité des biens essentiels et à éviter des fluctuations excessives des prix. L’inflation, si elle n’est pas maîtrisée, peut fragiliser la consommation des ménages et compliquer la mise en œuvre des politiques de développement. C’est pourquoi les autorités misent sur une coordination étroite entre la politique monétaire et la gestion des marchés.

Le président a également insisté sur l’importance de la transparence et de la gouvernance économique. Selon lui, la confiance des investisseurs repose sur un cadre réglementaire clair et prévisible. En renforçant la stabilité du système financier, l’Égypte peut attirer davantage d’investissements et soutenir la croissance à long terme.

Cette orientation s’accompagne d’une volonté d’élargir les incitations à l’investissement. L’objectif est de dynamiser l’activité économique et de favoriser la création d’emplois. Un environnement propice aux affaires constitue un levier essentiel pour moderniser l’économie et renforcer sa résilience face aux chocs extérieurs.

Le rôle central du secteur privé

Le chef de l’État a souligné que le secteur privé doit jouer un rôle moteur dans la transformation économique. Les entreprises, par leur capacité d’innovation et d’investissement, contribuent à la création de valeur et à la compétitivité du pays.

En encourageant l’initiative entrepreneuriale, les autorités souhaitent diversifier les sources de croissance et réduire la dépendance à certains secteurs. La simplification des procédures administratives et l’amélioration du climat des affaires figurent parmi les priorités pour attirer des capitaux et stimuler la production.

Le développement du secteur privé ne se limite pas à la création de richesse. Il participe également à la modernisation de l’économie et à l’intégration de nouvelles technologies. Dans un contexte de transformation numérique, l’innovation devient un facteur clé de compétitivité.

Le président a rappelé que la croissance doit être inclusive. Les bénéfices du développement économique doivent profiter à l’ensemble de la population. Cela implique des politiques publiques visant à réduire les inégalités et à renforcer l’accès aux opportunités.

Un secteur bancaire solide mais confronté à des défis

Le gouverneur de la Banque centrale a présenté un bilan globalement positif du secteur bancaire en 2025. Les indicateurs témoignent d’une amélioration de la position extérieure du pays et d’une gestion prudente des réserves.

Les réserves internationales nettes ont atteint un niveau record de 52,6 milliards de dollars en janvier 2026, contre 33,1 milliards en août 2022. Cette progression permet de couvrir près de sept mois d’importations, un niveau supérieur aux standards internationaux. Elle renforce la capacité du pays à faire face aux fluctuations économiques.

Les actifs extérieurs nets du secteur bancaire ont également augmenté, s’établissant à 25,5 milliards de dollars en décembre 2025. Cette évolution s’explique par la reprise des transferts des Égyptiens de l’étranger, la croissance du tourisme et l’augmentation des investissements étrangers.

Ces résultats traduisent la confiance des acteurs économiques et la solidité des fondamentaux financiers. Ils constituent un atout pour soutenir la croissance et financer les projets de développement. Toutefois, la vigilance reste de mise face aux incertitudes économiques mondiales.

La lutte contre l’inflation, priorité stratégique

Malgré les avancées du secteur bancaire, l’inflation demeure un défi majeur. La hausse des prix peut réduire le pouvoir d’achat et créer des tensions sociales. Pour y répondre, les autorités misent sur une politique monétaire prudente et une régulation efficace des marchés.

L’objectif est de stabiliser les prix tout en garantissant la disponibilité des produits essentiels. La surveillance des circuits de distribution et la coordination entre les institutions publiques jouent un rôle central dans cette stratégie.

La transparence des décisions économiques constitue également un levier important. En communiquant clairement sur les objectifs et les actions engagées, les autorités renforcent la confiance des investisseurs et des citoyens.

Cette approche s’inscrit dans une vision à long terme du développement. La stabilité macroéconomique est un préalable à la croissance durable. Elle permet de créer un environnement favorable aux investissements et à l’innovation.

Une stratégie tournée vers l’avenir

La réunion entre le président et le gouverneur de la Banque centrale a mis en lumière les priorités économiques de l’Égypte. Maîtrise de l’inflation, renforcement du secteur privé et stabilité financière constituent les piliers de la stratégie gouvernementale.

Dans un contexte international marqué par l’incertitude, ces orientations visent à consolider les acquis économiques et à renforcer la résilience du pays. L’objectif est de poursuivre une trajectoire de développement équilibrée, capable de répondre aux défis actuels et futurs.

Le secteur bancaire, par sa solidité et son rôle dans le financement de l’économie, demeure un acteur clé de cette transformation. En soutenant les investissements et en favorisant la stabilité financière, il contribue à la modernisation du tissu économique.

Au-delà des chiffres, la stratégie économique égyptienne repose sur une vision globale du développement. Elle cherche à concilier croissance, inclusion sociale et compétitivité. Dans cette perspective, la coopération entre les institutions publiques et les acteurs privés apparaît comme un levier essentiel.

L’Égypte entend ainsi renforcer sa position économique et poursuivre son intégration dans les échanges mondiaux. La stabilité et l’innovation seront les moteurs de cette ambition, au service du développement et du bien-être de la population.

Ljp

Équipe LeJourPile