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Énergie : la BAD lance la phase II du programme « Mission 300 » pour accélérer l’électrification en Afrique

ByÉquipe LeJourPile

Jan 31, 2026

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La Banque africaine de développement a approuvé un nouveau programme d’assistance technique, baptisé « AESTAP Mission 300 – Phase II », destiné à accompagner 13 pays africains dans la concrétisation de leurs engagements énergétiques. Sur les 24 prochains mois, l’initiative vise à transformer les promesses en projets opérationnels afin d’élargir l’accès à l’électricité pour des millions de personnes sur le continent.

ABIDJAN, Côte d’Ivoire – 30 janvier 2026 — La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé la phase II du programme « AESTAP Mission 300 », une initiative stratégique destinée à accélérer l’électrification du continent en transformant les engagements nationaux en projets concrets. Doté d’un financement de 3,9 millions de dollars sur deux ans, ce nouveau programme d’assistance technique accompagnera 13 pays africains dans la mise en œuvre de leurs Pactes nationaux pour l’énergie, dans le cadre de l’objectif de raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici à 2030.

Portée conjointement par le Groupe de la Banque africaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale, la Mission 300 repose sur des pactes énergétiques nationaux à travers lesquels les gouvernements définissent leurs stratégies pour élargir l’accès à l’électricité, renforcer les performances du secteur énergétique et mobiliser les investissements. Ces pactes, lancés au cours de l’année écoulée par de nombreux pays africains, bénéficient d’un fort engagement politique et du soutien de plusieurs partenaires au développement.

Avec « AESTAP Mission 300 – Phase II », l’enjeu est désormais de passer des plans sur le papier à des résultats mesurables sur le terrain. Sur les 24 prochains mois, le programme apportera une assistance technique directe à 13 pays bénéficiaires — le Tchad, le Gabon, la Tanzanie, la Mauritanie, la République démocratique du Congo, le Kenya, le Nigéria, Madagascar, l’Éthiopie, le Malawi, le Lesotho, la Namibie et l’Ouganda — afin de favoriser des raccordements effectifs à l’électricité pour les ménages, les écoles, les hôpitaux et les entreprises.

Concrètement, le projet vise à :

  • Améliorer les cadres réglementaires, la planification et les politiques tarifaires afin de faciliter la concrétisation des investissements ;

  • Renforcer les capacités des services publics d’électricité pour accroître la fiabilité de l’approvisionnement et réduire les pertes ;

  • Améliorer la qualité des données, de la recherche et de l’apprentissage sectoriel, notamment à travers des outils comme l’Indice de réglementation de l’électricité en Afrique et les forums régionaux sur l’énergie ;

  • Déployer des conseillers techniques spécialisés au sein des Unités nationales de mise en œuvre et de suivi des pactes, afin de soutenir la coordination des réformes et le suivi des progrès.

« Les pays ont pris des engagements audacieux dans le cadre de leurs pactes pour l’énergie. Aujourd’hui, grâce à l’AESTAP Mission 300 – Phase II, nous les aidons à traduire ces engagements en actions concrètes, afin que davantage de ménages, d’entrepreneurs et de communautés aient effectivement accès à l’électricité », a déclaré Wale Shonibare, directeur des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie à la Banque africaine de développement.

Cette nouvelle phase fait suite à l’approbation, en décembre 2025, de la phase I du programme, dotée d’environ 1 million de dollars, qui avait permis aux pays participants de créer et de renforcer leurs Unités de mise en œuvre et de suivi des pactes (CDMU). Ces structures gouvernementales jouent un rôle clé dans la coordination des réformes énergétiques entre ministères et dans le suivi des avancées.

Alors que la phase I était centrée sur la mise en place des équipes, la formation du personnel et le développement d’outils de suivi, la phase II entend désormais accélérer l’exécution des réformes prévues. Le projet sera mis en œuvre en étroite coordination avec les autres partenaires de la Mission 300, notamment le Groupe de la Banque mondiale, les gouvernements nationaux et les organisations de développement, afin de garantir une action cohérente et efficace.

Le Groupe de la Banque africaine de développement, première institution de financement du développement en Afrique, regroupe la Banque africaine de développement, le Fonds africain de développement et le Fonds spécial du Nigéria. Présent dans 44 pays africains, avec un bureau de représentation extérieure au Japon, le Groupe œuvre au développement économique et au progrès social de ses 54 pays membres régionaux.

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