La célébration des 18 ans de Lamine Yamal, organisée samedi soir, continue de faire polémique en Espagne. Selon plusieurs médias, dont COPE, la soirée aurait inclus des pratiques controversées : confiscation de téléphones portables, présence de jeunes femmes blondes engagées pour animer la fête, et participation de personnes atteintes de nanisme.
Face à l’indignation suscitée, le gouvernement espagnol a réagi. À l’initiative du ministère des Droits sociaux, une enquête a été demandée au bureau du procureur, au médiateur et à l’organe chargé de la lutte contre les crimes de haine. L’objectif : vérifier si les conditions dans lesquelles cette fête s’est tenue enfreignent la loi espagnole sur le handicap.
Sur le plan juridique, Lamine Yamal ne risque pas de poursuites pénales à ce stade. En effet, bien que la législation espagnole condamne l’usage du nanisme à des fins de divertissement, elle ne prévoit actuellement aucune sanction pour ce type de situation.
Cependant, le gouvernement entend combler ce vide juridique. Selon COPE, un projet visant à requalifier ce type d’« attractions » comme une infraction grave sera présenté en Conseil des ministres. Il pourrait entraîner des amendes allant de 600 000 à un million d’euros, à l’image des spectacles de type « bombero torero », longtemps critiqués pour leur caractère discriminatoire.

