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Guinée–Sierra Leone : Tournons La Page plaide pour le dialogue après les tensions frontalières

ByÉquipe LeJourPile

Fév 25, 2026

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La Coordination nationale de Tournons La Page en Guinée appelle à la retenue après les incidents survenus à la frontière entre la Guinee et la Sierra Leone. Face aux accusations croisées entre Conakry et Freetown, la plateforme de la société civile insiste sur la nécessité d’un règlement diplomatique rapide afin de préserver la stabilité régionale et les liens historiques entre les deux peuples.

La société civile guinéenne hausse le ton, mais sans attiser les braises. Dans un communiqué rendu public le 25 février 2026, la Coordination nationale de Tournons La Page (TLP-Guinée) a exprimé sa « vive préoccupation » après les accrochages signalés à la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone.

Les faits se seraient déroulés entre le 22 et le 23 février dans le district de Koudaya, relevant de la sous-préfecture de Sandeniah, dans la région de Faranah. Selon les autorités sierra-léonaises, des éléments des forces armées guinéennes auraient franchi la frontière dans la localité de Kaleyereh, district de Falaba, et procédé à l’interpellation de plusieurs membres de leurs forces de sécurité.

Freetown a dénoncé une violation de son territoire et annoncé des démarches diplomatiques pour obtenir la libération de ses agents. Une mission d’établissement des faits aurait également été engagée pour clarifier les circonstances exactes de l’incident.

Conakry, pour sa part, a vigoureusement rejeté ces accusations. Le gouvernement guinéen soutient que ce sont des militaires sierra-léonais qui ont pénétré sur son territoire. Il revendique l’interpellation de seize soldats et la saisie de leur matériel, invoquant la défense de l’intégrité territoriale. Les autorités guinéennes ont par ailleurs appelé leurs forces de sécurité à renforcer la vigilance le long de la frontière.

Un climat de tension maîtrisé

Malgré la fermeté des déclarations officielles, les deux capitales ont jusqu’ici évité toute surenchère verbale. Mais pour la Coordination nationale de Tournons La Page, le risque d’escalade ne doit pas être sous-estimé.

Dans son communiqué, TLP-Guinée exhorte les autorités des deux pays « à faire preuve de retenue » et à privilégier la voie du dialogue. L’organisation rappelle que la Guinée et la Sierra Leone partagent une histoire commune et des relations étroites, forgées par des décennies d’échanges humains, économiques et culturels.

Les zones frontalières, en particulier, sont le théâtre de relations quotidiennes entre communautés. Des familles vivent de part et d’autre de la frontière, et les activités commerciales transfrontalières constituent une source essentielle de revenus pour de nombreux ménages. Toute détérioration du climat sécuritaire pourrait fragiliser ces équilibres.

La diplomatie comme priorité

Pour TLP-Guinée, les différends frontaliers doivent être réglés par des mécanismes diplomatiques et institutionnels. La plateforme insiste sur le respect de la souveraineté de chaque État et appelle à des discussions « franches et constructives » en vue d’un règlement pacifique et durable.

L’organisation souligne que la stabilité et la sécurité de la sous-région sont des conditions indispensables au développement. Les tensions prolongées pourraient non seulement affecter les relations bilatérales, mais aussi perturber les dynamiques économiques régionales.

Dans un contexte ouest-africain marqué par plusieurs défis sécuritaires, la gestion responsable de ce différend revêt une importance particulière. Pour la société civile, la priorité doit être donnée à l’apaisement, à la clarification des faits et au renforcement de la coopération.

Un enjeu régional

Au-delà de l’incident lui-même, cette situation constitue un test pour la capacité des deux États à résoudre leurs différends de manière pacifique. Les mécanismes de coopération régionale offrent des cadres de médiation susceptibles d’accompagner un règlement consensuel.

La Coordination nationale de Tournons La Page se dit convaincue que « la sagesse et la responsabilité prévaudront ». Elle estime qu’un règlement rapide est dans l’intérêt des deux peuples et de l’ensemble de la sous-région.

La Guinee et la Sierra Leone ont tout à gagner à préserver leurs relations. Les défis économiques, sociaux et sécuritaires exigent une coopération renforcée plutôt qu’une confrontation.

En appelant à la retenue, la société civile guinéenne rappelle que la paix demeure un acquis fragile. La gestion de cet incident frontalier sera déterminante pour maintenir un climat de confiance entre deux pays voisins liés par l’histoire et la géographie.

L’heure est désormais à la clarification des faits et à la reprise du dialogue. Pour TLP-Guinée, la voie diplomatique reste la seule capable de garantir une solution durable et de préserver la stabilité régionale.

Ljp

Équipe LeJourPile