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Une journée dédiée au bonheur… pourquoi pas ? Après tout, la quête du bonheur reste un objectif universel, partagé par tous les êtres humains. Consciente de cette réalité, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la Journée internationale du bonheur, en appelant à « une approche plus inclusive, équitable et équilibrée de la croissance économique, qui favorise le bien-être et le bonheur de tous les peuples ».
Les gouvernements et organisations internationales sont invités à créer les conditions favorables à ce bien-être : protection des droits de l’homme, politiques publiques intégrant les dimensions sociales et environnementales, et priorisation d’initiatives alignées sur les 17 Objectifs de développement durable. Des études montrent que la qualité de la gouvernance – maintien de la paix et de l’ordre, institutions juridiques solides, fiscalité équitable, services publics accessibles – est fortement corrélée au niveau de satisfaction moyen des populations.
Chaque individu, qu’il soit élève, employé ou responsable politique, est encouragé à prendre part à cette célébration, pour reconnaître que le bonheur n’est pas seulement une affaire personnelle, mais un enjeu collectif.
Le Rapport mondial sur le bonheur 2026
À l’occasion de cette édition 2026, le Rapport mondial sur le bonheur sera publié le 20 mars, accompagné d’événements diffusés en direct sur plusieurs continents. Cette année, le rapport explore le bien-être à l’ère numérique : quels effets les réseaux sociaux et les technologies ont-ils sur notre satisfaction dans la vie ? Le rapport propose également un classement actualisé des pays selon leur niveau moyen de bonheur, offrant une photographie globale de l’état de satisfaction à travers le monde.
Du Bhoutan aux Nations Unies : une vision alternative du progrès
La Journée internationale du bonheur trouve son origine en 2012, lorsque le Bhoutan, pionnier en matière de mesure du bien-être avec son Indice du Bonheur National Brut, a proposé à l’Assemblée générale de créer une journée mondiale dédiée au bonheur. Cette initiative visait à dépasser le seul indicateur économique du PIB pour mesurer le progrès.
À cette occasion, hauts fonctionnaires, représentants religieux, universitaires et membres de la société civile se sont réunis au Siège des Nations Unies pour réfléchir à de nouvelles manières d’évaluer le bien-être et la qualité de vie. Depuis, la Journée internationale du bonheur rappelle chaque année que le développement humain ne se limite pas aux chiffres économiques : il s’agit avant tout de promouvoir la dignité, la satisfaction de vivre et l’épanouissement des individus dans une société durable.
Ljp
