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Journée ivoirienne 2025: À Rio, la Côte d’Ivoire fait vibrer les cœurs et les palais

À Rio, la Côte d’Ivoire fait vibrer les cœurs et les palais lors de la Journée ivoirienne 2025.

Le soleil déclinait lentement sur la baie de Rio lorsque les percussions ivoiriennes ont envahi les couloirs du Musée de l’Histoire et de la Culture Afro-Brésilienne (MUHCAB), ce 20 juin 2025. À l’intérieur, des centaines de visages, brésiliens, africains, curieux ou passionnés, vibraient à l’unisson, emportés par une célébration haute en couleur : la Journée Ivoirienne au Brésil, deuxième du nom. Le thème choisi ? « Sublime Côte d’Ivoire, terre de découvertes et de saveurs ». Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le voyage a tenu ses promesses.

Prévue pour accueillir 300 personnes, l’ambassade a été dépassée par l’engouement : plus de 700 invités ont afflué. Des diplomates, des professionnels du tourisme, des artistes afro-brésiliens, des étudiants et habitants de Rio, tous réunis pour explorer un pan du continent africain à travers les yeux et le cœur de la Côte d’Ivoire.

« Cette journée est un pont entre nos peuples », a déclaré l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Brésil, S.E.M. Diamouténé Alassane Zié, lors de son allocution d’ouverture. À ses côtés, Madame Jennifer Curcio (Ceres), Directrice du Bureau du Tourisme et des Loisirs, soulignait avec émotion : « La culture est un langage universel. Aujourd’hui, c’est à travers elle que la Côte d’Ivoire parle au Brésil ».

Et elle a parlé fort. Sur les écrans, un film envoûtant a emmené le public du mont Nimba aux plages de Grand-Bassam, en passant par les marchés bouillonnants d’Abidjan. Puis les sens ont pris le relais : parfums épicés du kédjénou, douceurs du garba, effluves de gingembre et d’attiéké ont réveillé les papilles lors d’un atelier gastronomique pris d’assaut.

Les yeux, eux, étaient captivés par les tenues colorées, les bijoux en bronze, les masques traditionnels exposés comme des trésors vivants. Sur scène, les danses zaouli et agbaza ont électrisé la salle. La communauté brésilienne, héritière d’une histoire afro-descendante souvent effacée, retrouvait ici des racines communes, célébrées sans filtre ni folklore.

Dans les couloirs du musée, on entendait les rires, les échanges, les promesses de visites en Côte d’Ivoire. Pour beaucoup, cette journée n’était pas seulement un événement culturel, mais un acte de reconnexion. « C’est comme retrouver une partie de moi-même », confiait Pedro, un jeune brésilien d’origine angolaise, les yeux brillants.

Portée par la chaleur humaine et le désir d’un dialogue sincère entre les cultures, cette Journée Ivoirienne à Rio a transcendé son cadre diplomatique. Elle a été une main tendue, une fête des sens et des âmes, une invitation à regarder l’Afrique non plus comme une abstraction, mais comme une richesse tangible, vivante et profondément humaine.

Équipe LeJourPile

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