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L’Agence kenyane antidopage (ADAK) a annoncé la suspension provisoire de 27 athlètes pour infractions aux règles antidopage, principalement liées à des manquements aux obligations de localisation. Cette décision concerne des figures majeures de l’athlétisme kényan, mais aussi des sportifs évoluant dans le football, le basketball et le volleyball.
Des athlètes de premier plan touchés
Parmi les noms les plus en vue figure Wiseman Were, champion national du 400 m haies. L’athlète est suspendu provisoirement pour non-respect des règles de localisation, un dispositif qui oblige les sportifs à indiquer précisément leurs lieux d’entraînement et de résidence afin de permettre des contrôles inopinés.
Were avait participé aux Jeux olympiques d’été de 2024 à Paris, atteignant les demi-finales du 400 m haies. Il avait également contribué à la médaille de bronze du Kenya au relais 4×400 m. En 2025, il s’était illustré lors du Kip Keino Classic, remportant l’épreuve avec un record personnel de 48,34 secondes.
Autre figure emblématique concernée : Rita Jeptoo. L’ancienne star des marathons a été suspendue pour la présence de stéroïdes anabolisants androgènes interdits. La coureuse, aujourd’hui âgée de 45 ans, a remporté à trois reprises le Marathon de Boston et deux fois le Marathon de Chicago, s’imposant comme l’une des athlètes kényanes les plus titrées sur la scène internationale.
Le football également concerné
La vague de suspensions s’étend au football. Cinq joueurs ont été sanctionnés le 23 décembre 2025 pour manquements à leurs obligations de localisation.
Parmi eux, Charles Ouma, milieu de terrain du Kenya Police FC. Wilson Kamau Ndungu, ancien joueur de Murang’a Seal, ainsi que John Collins Njuguna et Benson Ochieng Oluoch de Nairobi United figurent également sur la liste.
Le défenseur Rooney Onyango, actuellement sous contrat avec Sogndal Fotball en Norvège, a été signalé pour un manquement à la localisation le 12 février dernier.
D’autres disciplines impactées
Le basketball et le volleyball ne sont pas épargnés. Les basketteuses Christine Akinyi et Christine Mwangale, ainsi que la volleyeuse Loice Simiyu Masitsa, ont été suspendues pour des infractions similaires.
En athlétisme, le champion national 2024 du 110 m haies, Michael Musyoka, représentant les Forces de défense du Kenya, est également concerné. Bravin Kosgei Kiptoo, champion du 5 000 m aux Jeux militaires africains 2024 et ancien champion d’Afrique juniors du 10 000 m, figure lui aussi parmi les athlètes suspendus.
Un signal fort des autorités
Ces sanctions traduisent la volonté des autorités kényanes de renforcer la lutte contre le dopage et de restaurer la crédibilité du sport national. Le Kenya, reconnu mondialement pour ses performances en athlétisme, fait face à une surveillance accrue des instances internationales en matière de conformité aux règles antidopage.
Les athlètes suspendus ne pourront pas participer à des compétitions tant que leurs dossiers n’auront pas été examinés et tranchés. L’ADAK affirme ainsi sa détermination à appliquer strictement les règlements en vigueur, dans un souci de transparence et d’équité.
Cette série de suspensions rappelle que le respect des obligations de localisation constitue un élément central du dispositif antidopage mondial. Pour le sport kényan, l’enjeu est désormais de concilier performances internationales et intégrité, afin de préserver sa réputation sur la scène mondiale.
