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Du 21 au 28 septembre 2025, Kigali est entrée dans l’histoire. Pour la première fois sur le continent, l’Afrique a accueilli les Championnats du Monde Route UCI, offrant au cyclisme africain une vitrine inédite et la reconnaissance qu’il mérite.
Sur le plan sportif, le Slovène Tadej Pogačar a brillé, s’imposant avec une échappée solitaire de 77 kilomètres et décrochant un deuxième titre mondial consécutif. Mais le vrai symbole réside dans les performances africaines.
L’Éthiopienne Tsige Kiros, parmi les juniors femmes, a fait preuve d’une détermination exemplaire en terminant septième. Les cyclistes rwandais, portés par un public fervent et passionné, ont démontré que l’Afrique peut rivaliser avec les grandes nations cyclistes du monde.
Au-delà de la compétition, cette édition est un message clair : l’Afrique est prête à prendre sa place dans les grands rendez-vous sportifs internationaux. Kigali, avec ses montées exigeantes comme le Mont Kigali et le Mur de Kigali, a mis au défi les meilleurs, prouvant que le continent possède les infrastructures, la passion et le talent pour s’imposer.
Cette réussite va bien au-delà du sport. Elle symbolise l’émancipation africaine, l’investissement dans la jeunesse et la capacité du continent à organiser des événements de portée mondiale. Elle inspire les jeunes cyclistes africains à croire en leurs rêves et à envisager l’excellence comme une ambition accessible.
Le podium a vu Remco Evenepoel et Ben Healy compléter le classement, mais l’Afrique, elle, sort gagnante en crédibilité et en visibilité. Kigali 2025 n’est pas seulement une première ; c’est une déclaration forte : le cyclisme mondial a désormais une adresse africaine.
