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Le dossier des démolitions de Koumassi-Campement connaît un nouveau rebondissement. Diabagaté Moussa, député de Gouméré-Tabagne, a vu son immunité parlementaire levée après l’examen par l’Assemblée nationale de la demande formulée par le parquet.
Le parlementaire est concerné par l’enquête ouverte après les destructions intervenues le 3 juin 2026 dans le quartier Campement, à Koumassi. En septembre, le procureur de la République, Koné Braman Oumar, avait annoncé que Diabagaté Moussa faisait partie des personnes mises en cause dans le dossier et que la levée de son immunité était nécessaire pour permettre son implication directe dans la procédure.
Un examen qui aurait duré plus de dix heures
Selon plusieurs sources, le dossier a été examiné vendredi 2 octobre par le Bureau de l’Assemblée nationale. Les travaux auraient duré plus de dix heures.
Le député aurait été entendu par les membres du Bureau, avant une suspension destinée à permettre la transmission d’informations complémentaires par le parquet général.
Après reprise des travaux, le Bureau aurait finalement donné une suite favorable à la demande du parquet.
Des informations attribuées à L’Éléphant Déchaîné font état d’une abstention du PDCI-RDA et du vote contre d’un député RHDP.
Que reproche-t-on au député ?
Lors de sa conférence de presse du 16 septembre, le procureur avait présenté les éléments recueillis par les enquêteurs concernant le parlementaire. Selon le parquet, Diabagaté Moussa aurait joué un rôle présumé dans la coordination et le financement principal de l’opération. Une demande de levée de son immunité avait alors été engagée afin de permettre son audition et la poursuite des investigations.
Le parquet avait également indiqué que la décision de justice invoquée pour procéder aux démolitions ne permettait pas la destruction des constructions. Elle concernait seulement le déguerpissement de cinq habitations, selon les éléments présentés en septembre.
La suite devant la justice
La levée de l’immunité constitue donc une étape procédurale et non une condamnation.
Elle permet désormais aux autorités judiciaires d’avancer plus directement dans leurs investigations afin de confronter les différents témoignages et de déterminer les responsabilités dans une opération qui a concerné quelque 250 lots sur près de 6,9 hectares. Le dossier Koumassi-Campement est ainsi loin d’avoir livré toutes ses conclusions.
Ljp
