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Le PPA-CI, conduit par l’ex-président Laurent Gbagbo, renforce son arsenal politique. Le 28 novembre 2025, le parti a annoncé la mise en place d’une nouvelle structure militante : l’Initiative pour la libération des prisonniers d’opinion (ILPO), une commission AD HOC conçue comme un outil de lutte, de plaidoyer et de résistance face aux arrestations visant ses membres.
Pensée dans un contexte de tensions politiques accrues, l’ILPO se présente comme une plateforme militante structurée, capable d’intervenir à chaque étape : dénoncer les détentions jugées arbitraires, soutenir les familles, mobiliser l’opinion, interpeller les institutions nationales et internationales, et accompagner les détenus jusqu’à leur pleine libération et réinsertion.
Pour le parti, cette commission est bien plus qu’un organe technique : c’est un levier politique, un signal envoyé au pouvoir et un espace de convergence entre avocats, organisations de défense des droits humains, familles et militants.
Une équipe de lutte et de coordination
À la direction de cette nouvelle structure, le PPA-CI a désigné :
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Emmanuel Ackah, coordinateur général ;
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Odette Sauyet, coordonnatrice adjointe ;
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Daniel Billaud, chargé du Pool finances ;
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Sylvain Tapi, responsable du Pool juridique ;
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Patrice Kouté, en charge de la gestion des détenus ;
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Ousmane Sy Savané, communication et porte-parolat ;
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Félix Tanoh, relations extérieures et lobbying ;
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Ignace Guehi, solidarité et appui aux familles.
Ces différents pôles constituent une chaîne d’action militante, articulée pour intervenir rapidement, documenter les cas, soutenir les détenus et maintenir une pression constante sur les institutions.
Une réponse politique à une situation jugée alarmante
La création de l’ILPO survient dans le sillage de l’arrestation de plusieurs cadres et militants, interpellés après les appels du PPA-CI à des marches pacifiques pour réclamer une présidentielle inclusive, le 25 octobre 2025. Les affrontements qui ont suivi, ayant fait 11 morts, ont renforcé la détermination du parti à défendre ce qu’il qualifie de « lutte nécessaire pour les libertés démocratiques ».
Avec l’ILPO, le PPA-CI se dote ainsi d’un instrument offensif, destiné à porter la voix des détenus, à visibiliser leurs situations et à exiger leur libération dans un climat politique qu’il juge de plus en plus répressif.
Ljp
