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Face à la persistance de la corruption en Afrique, la Côte d’Ivoire veut intensifier la riposte. À l’ouverture de la 9e Journée africaine de lutte contre la corruption, le Premier ministre Robert Beugré Mambé, représenté par Eugène Aka Aouélé, a lancé, le 11 juillet 2025, à Abidjan, un appel à une mobilisation collective et morale pour une société plus juste.
« La corruption n’est pas qu’une infraction. C’est une atteinte à la dignité humaine », a martelé Aka Aouélé, devant un parterre de représentants de l’Union africaine, du PNUD, de la société civile et du corps diplomatique.
Sous le thème « Promouvoir la dignité dans la lutte contre la corruption », cette journée a été l’occasion de dresser le bilan des réformes menées. La Côte d’Ivoire a engagé plusieurs chantiers : création de la HABG et de la Cour des comptes, digitalisation des services publics, renforcement des textes sur la transparence, mais aussi mise en place d’une Académie de la bonne gouvernance.
Le pays s’est aussi aligné sur les standards internationaux via une coopération avec le GAFI pour mieux encadrer les circuits financiers opaques et lutter contre le financement du terrorisme.
Un progrès salué par les indicateurs : la Côte d’Ivoire a progressé dans le classement 2024 de Transparency International, passant de la 87e à la 69e place mondiale, avec un score de 45/100 contre 40 l’année précédente.
« La lutte contre la corruption doit être une cause nationale, portée par les institutions, mais aussi par chaque citoyen », a souligné Aka Aouélé, en saluant les actions de la HABG et les apports du chercheur Frédéric Berbure, conférencier invité.
Une dynamique à préserver à l’approche de nouvelles réformes, dans un contexte sous-régional marqué par des exigences croissantes de transparence et de redevabilité.
Loba Perez
