Le Tribunal de Grande instance de Bamako a suspendu, lundi 25 août, la décision de la junte de dissoudre tous les partis et organisations politiques. Une victoire provisoire pour l’opposition et un revers pour les autorités de transition, accusées de verrouiller l’espace démocratique.
Le 13 mai dernier, par décret présidentiel, la transition malienne avait rayé de la carte toutes les formations politiques, interdisant réunions, activités et menaçant de sanctions les contrevenants. Saisie par les avocats des partis dissous, la justice a tranché : l’exécution de cette décision est suspendue, dans l’attente d’un arbitrage de la Cour suprême puis, peut-être, de la Cour constitutionnelle.
Ce sursis redonne temporairement un cadre légal aux acteurs politiques, alors que la rue dénonçait la concentration du pouvoir par la junte et la restriction des libertés. Si d’autres procédures restent pendantes, ce jugement marque un tournant : l’État de droit s’invite dans le bras de fer entre le pouvoir militaire et une classe politique mise à l’écart.
LJP

