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Six routiers sénégalais ont été enlevés au Mali, mettant en lumière la fragilité d’un corridor stratégique pour le commerce entre Dakar et Bamako. Ni les autorités sénégalaises ni maliennes n’ont jusqu’ici réagi, et aucune revendication n’a été formulée.
L’Union des routiers du Sénégal (URS) dénonce cet acte, qui menace non seulement la sécurité des travailleurs, mais aussi le commerce transfrontalier. Ces chauffeurs et apprentis assurent quotidiennement le transport de produits essentiels, des denrées alimentaires aux matériaux de construction, contribuant ainsi à l’intégration économique régionale.
Cet enlèvement intervient dans un contexte de tensions sécuritaires croissantes : le 4 septembre, le groupe djihadiste JNIM a proclamé un blocus sur Kayes et Nioro du Sahel, fermant plusieurs axes et ciblant les sociétés de transport. L’URS avait déjà alerté ses membres en juillet dernier sur la nécessité de suspendre temporairement leurs trajets vers l’Ouest malien.
L’organisation appelle à la mobilisation des autorités sénégalaises, maliennes et des instances régionales pour garantir la sécurité des corridors commerciaux et obtenir la libération rapide des victimes. Pour l’URS, « tolérer que les transporteurs deviennent des cibles revient à affaiblir l’intégration et le développement du Sahel ».
LJP
