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Meeting de CAP-CI à Yopougon : « L’alternance n’est plus un rêve, c’est un devoir » (Blé Goudé)

ByÉquipe LeJourPile

Mai 31, 2025

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La place Figayo a tremblé. Non pas sous les basses d’un concert, mais sous la clameur d’un peuple debout, rassemblé autour d’une idée simple mais puissante : l’alternance est possible, l’alternance est en marche. À l’ouverture du meeting de la CAP-Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé, président du COJEP et maître de cérémonie, n’a pas seulement livré un discours. Il a lancé un cri de ralliement. Un appel à la dignité. Une injonction à l’action.

« Merci d’avoir bravé toutes les difficultés pour être là », a-t-il lancé à une marée humaine venue de tout le pays. Ce 31 mai, Yopougon n’était pas un simple quartier populaire : c’était le cœur battant de l’opposition ivoirienne. Un espace où les drapeaux du COJEP, du FPI, du PDCI, du MGC, de l’AIRD et de l’UFD se sont confondus dans une seule et même bannière : celle d’un peuple prêt à reprendre en main son destin.

Unité et dépassement des égos

Blé Goudé n’a laissé aucun doute : le temps des querelles internes est révolu. La coalition CAP-Côte d’Ivoire n’est pas une alliance de façade. C’est un projet de fond. Une dynamique construite sur le dépassement des intérêts partisans au profit d’un objectif supérieur : sortir la Côte d’Ivoire de l’impasse.

« Dès l’instant où vous avez franchi cette barrière, vous êtes les enfants de la Côte d’Ivoire », a-t-il martelé, rappelant que l’alternance n’a pas de couleur politique mais une seule exigence : celle de l’intérêt général.

La nation appelle, l’espoir répond

Dans une séquence poignante, l’ancien leader de la FESCI s’est appuyé sur les mots mêmes de l’hymne national pour galvaniser la foule : « Salut aux têtes d’espérance ». Cette phrase, souvent chantée machinalement, a trouvé un nouvel écho dans la voix de Blé Goudé. L’espérance n’est pas une posture naïve : c’est une arme de résistance.

« Ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas un terminus. Ce n’est qu’un arrêt. Et cet arrêt, nous allons le transformer », a-t-il lancé, entre émotion et détermination.

2025 : un compte à rebours irréversible

Mais c’est lorsqu’il aborde l’échéance cruciale de 2025 que le ton devient tranchant. Avec une ironie mordante, Blé Goudé fustige la logique de confiscation du pouvoir :

« Ce pays-là, personne n’a un ACD dessus comme Komé Bakary », lance-t-il, déclenchant rires et acclamations.

Le message est clair : la Côte d’Ivoire n’est pas une propriété privée. Et ceux qui pensent pouvoir la verrouiller au nom d’un droit divin seront bientôt confrontés à une vérité plus forte : celle du peuple debout.

Un appel à la conscience collective

Blé Goudé ne s’est pas contenté de faire vibrer les cœurs. Il a aussi invité à la lucidité et à la responsabilité. Un processus électoral crédible, juste et transparent passe par un dialogue sincère. Et la coalition entend y prendre toute sa part.

« Nous avons choisi, à l’unanimité, nos porte-voix. Ils parleront en notre nom. Mais la vraie force, c’est vous. La rue, c’est vous. La voix, c’est vous. Le changement, c’est vous. »

Un avenir à construire ensemble

Et pour finir, dans un ton plus grave mais non moins engagé, Blé Goudé a tenu à rappeler ce qui fait sa foi inébranlable :

« Moi, je ne désespère pas de la Côte d’Ivoire. »
Pas un mot de trop. Pas un mot en moins. Juste une conviction inébranlable :
la Côte d’Ivoire de demain ne se fera pas sans le peuple.

LEJOURPILE

 

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