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Niger : le Bénin rejette les accusations et tend la main à Niamey

ByÉquipe LeJourPile

Sep 4, 2026

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Mis en cause dans les déclarations du capitaine Roger Gabriel sur les événements des 28 et 29 août à Niamey, le Bénin refuse l’escalade et appelle à renouer le dialogue avec le Niger.

Cotonou veut privilégier l’apaisement. Alors que les accusations d’un soutien extérieur à la tentative de déstabilisation survenue à Niamey continuent de susciter des réactions dans la sous-région, le gouvernement béninois dément toute implication et réaffirme son souhait de voir les relations avec le Niger revenir à la normale.

Face à la presse vendredi, le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, a assuré que Cotonou ne considère pas le Niger comme un adversaire.

« La conviction du gouvernement, c’est qu’à un moment ou à un autre, nos frères du Niger comprendront que le Bénin n’est pas leur ennemi, et que les relations vont se normaliser », a-t-il déclaré.

Cette sortie intervient après le témoignage du capitaine Roger Gabriel, diffusé le 1er septembre par la télévision nationale nigérienne. L’officier y a évoqué de possibles soutiens extérieurs aux éléments impliqués dans les affrontements à la base aérienne 101, citant notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Tchad et la France. Les affirmations avancées n’ont, à ce stade, pas été corroborées indépendamment.

« Nous sommes contre la déstabilisation du Niger »

Le gouvernement béninois affirme au contraire maintenir une position constante contre toute tentative de déstabilisation du pays voisin.

« Pour les mêmes raisons qui ont fait qu’hier nous avons été contre la déstabilisation du Niger, pour ces mêmes raisons, nous sommes contre la déstabilisation du Niger aujourd’hui, et nous le serons demain », a déclaré Houngbédji.

Le ministre a également insisté sur les liens entre les populations des deux pays, appelant à préserver une coexistence pacifique malgré les différends politiques.

« Ce sont nos frères, ce sont nos parents », a-t-il rappelé, estimant que les populations béninoise et nigérienne ont vocation à vivre en paix de part et d’autre de la frontière.

Cotonou appelle à regarder vers l’avenir

Face aux tensions persistantes entre les deux capitales depuis le changement de pouvoir intervenu au Niger en juillet 2023, le porte-parole béninois a invité à dépasser les accusations pour se concentrer sur les priorités de développement.

« Je voudrais vous prier gentiment que nous puissions consacrer ce temps à des choses plus utiles », a-t-il lancé.

Cette prise de position intervient quelques jours après les affrontements survenus à Niamey, que les autorités nigériennes et la Confédération des États du Sahel (AES) présentent comme une tentative de déstabilisation visant notamment la base aérienne 101 et d’autres sites sensibles de la capitale.

Les autorités nigériennes ont par ailleurs annoncé la récupération d’un important stock d’armes et de matériels après les opérations menées à la suite de la mutinerie.

Alors que les accusations impliquant plusieurs pays voisins restent à établir indépendamment, Cotonou affiche désormais une ligne claire : rejeter toute implication, éviter l’escalade et rouvrir la voie à une normalisation avec Niamey.

Ljp