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Niger : un remaniement du gouvernement intervient dans une nouvelle phase de la refondation du CNSP

ByÉquipe LeJourPile

Sep 16, 2026

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Plus de trois ans après la mise en place du premier gouvernement issu du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), les autorités nigériennes procèdent à un nouveau réaménagement de l’équipe gouvernementale. Quatre nouveaux ministres ont été nommés mardi par le général Abdourahamane Tiani, dans un contexte marqué ces derniers jours par plusieurs changements au sein de l’appareil d’État et de la hiérarchie militaire.

Selon un décret annoncé par le Secrétariat général du gouvernement, le colonel Bilaly Elhadj Gambobo prend la tête du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage. Ancien directeur général de l’Office national des aménagements hydro-agricoles (ONAHA), il connaît déjà les problématiques liées à l’irrigation et au développement des terres agricoles.

Abdourahamane Oumarou est nommé ministre de la Refondation et de la Promotion des Valeurs sociales, un portefeuille directement associé au processus de transformation institutionnelle engagé par les autorités depuis la prise de pouvoir du CNSP.

Le secteur énergétique revient désormais au lieutenant-colonel Seyni Alzouma, tandis que Hamani Kargne prend les commandes du ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information.

Une équipe gouvernementale régulièrement remaniée

Ce changement intervient plus de trois ans après la formation du premier gouvernement du CNSP, en août 2023, quelques semaines après le renversement de Mohamed Bazoum le 26 juillet 2023. Dirigé par Ali Mahaman Lamine Zeine, ce gouvernement comptait alors 21 membres, dont quatre femmes, avec plusieurs militaires aux postes stratégiques.

Depuis, la composition de l’exécutif a évolué à plusieurs reprises. Un réaménagement technique avait notamment été annoncé en avril 2025, alors qu’Ali Mahaman Lamine Zeine conservait ses fonctions de Premier ministre.

Le nouveau mouvement intervient également après une réorganisation de la hiérarchie militaire. Le général Mamane Sani Kiaou a récemment été nommé chef d’état-major des armées en remplacement du général Moussa Salaou Barmou, tandis que le colonel Abdourahamane Abou Zataka a pris la tête de l’état-major de l’armée de terre.

Des portefeuilles au cœur des priorités affichées

À travers ces nominations, plusieurs secteurs considérés comme structurants sont concernés : agriculture, énergie, communication et refondation. Le choix d’un responsable issu du secteur hydro-agricole pour diriger l’Agriculture traduit notamment une continuité entre son expérience administrative et les responsabilités qui lui sont désormais confiées.

Le portefeuille de la Refondation conserve, quant à lui, une dimension particulière dans l’architecture institutionnelle mise en place depuis 2023. Sa mission s’inscrit dans le projet de transformation politique et sociale défendu par les autorités nigériennes.

Ce réaménagement apparaît ainsi moins comme un simple changement de personnes que comme une nouvelle étape dans l’ajustement de l’appareil gouvernemental autour des priorités affichées par le CNSP.

Ljp