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Quatre mineurs, âgés de 11 à 14 ans, restent incarcérés à la prison civile d’Agboville depuis trois semaines, suite à leur participation présumée aux manifestations du Front commun, coalition de partis d’opposition, selon des sources proches des familles. Malgré les appels pour leur libération et leur retour à l’école, le gouvernement maintient sa position.
Lors du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a justifié cette détention en invoquant leur implication dans les violences survenues lors des manifestations. « Ce n’est pas parce que vous êtes mineurs que vous pouvez bénéficier d’un passe-droit pour violer les lois de votre pays », a-t-il affirmé, suscitant de vives critiques de la société civile et des organisations de défense des droits de l’enfant.
Ces arrestations interviennent dans un contexte de tensions politiques fortes en Côte d’Ivoire, où l’opposition dénonce la candidature du président Alassane Ouattara à un quatrième mandat et réclame la réintégration de leaders exclus de la course présidentielle. La répression de ces mouvements a fait au moins dix morts, dont un gendarme, et plus de 700 interpellations, selon les chiffres officiels.
Pour des acteurs de la société civile, la détention de mineurs dans ce contexte soulève des questions préoccupantes sur la protection des droits de l’enfant et la justice dans les affaires politiques. Les familles et associations appellent à leur libération immédiate, rappelant que la priorité doit rester l’éducation et la protection des plus jeunes.
Ljp
