Après onze jours d’immobilisation à Bobo-Dioulasso, l’avion militaire nigérian de type C-130 a finalement quitté le Burkina Faso, marquant l’épilogue d’un incident diplomatique survenu à la suite d’un atterrissage d’urgence non autorisé. L’appareil et ses onze occupants ont décollé vendredi du territoire burkinabè pour rallier Accra, au Ghana, première étape avant sa destination finale, le Portugal.
Le départ de l’aéronef intervient dans un climat apaisé, à l’issue de discussions diplomatiques entre Ouagadougou et Abuja. Les autorités nigérianes ont reconnu des irrégularités dans la procédure de demande d’autorisation de survol de l’espace aérien burkinabè et ont présenté des excuses officielles, conditionnant ainsi la levée de la mesure d’immobilisation.
Depuis le 8 décembre, date de l’atterrissage forcé à Bobo-Dioulasso en raison d’un problème technique, l’avion était retenu par les autorités burkinabè au nom du respect de la souveraineté nationale et des règles de sécurité aérienne. Durant cette période, l’équipage a bénéficié d’une prise en charge jugée conforme aux standards diplomatiques.
Vendredi, le décollage du C-130 a symbolisé la conclusion d’un épisode sensible, suivi de près par la Confédération des États du Sahel (AES), qui avait dénoncé une violation de l’espace aérien de l’un de ses États membres. Le Nigéria, de son côté, a désavoué toute accusation de mauvais traitements à l’encontre de ses militaires.
En quittant le sol burkinabè, l’appareil scelle le retour à une dynamique de dialogue. Notamment entre Ouagadougou et Abuja, dans un contexte régional tendu. Ce départ marque surtout la réaffirmation par le Burkina Faso de son attachement au respect des règles aériennes, tout en privilégiant une issue diplomatique aux différends.
Ljp

