👁 10,150 vues
La Côte d’Ivoire a de nouveau lancé l’alerte. Ce vendredi 30 mai 2025, le pays a entamé la deuxième phase des Journées Nationales de Vaccination contre la poliomyélite. Pendant quatre jours, jusqu’au 2 juin, les agents de santé frapperont à des millions de portes. Leur mission : protéger plus de 9 millions d’enfants âgés de 0 à 5 ans contre un virus encore présent, encore dangereux, mais totalement évitable.
Car oui, la poliomyélite peut être éradiquée. La preuve ? Plus de 10 millions d’enfants ont été vaccinés lors de la première phase en mars dernier. Mais le poliovirus continue de circuler dans l’environnement. Il suffit d’un relâchement, d’une faille dans notre vigilance, pour qu’il reprenne du terrain et menace à nouveau nos enfants.
Cette campagne n’est donc pas une simple formalité. C’est un combat. Une riposte. Une urgence sanitaire nationale.
Présente au lancement, Mme Ndeye Djigal Sall, de l’UNICEF Côte d’Ivoire, l’a rappelé avec force : « Il s’agit d’une mission vitale pour protéger les enfants contre une maladie invalidante mais évitable ». Il n’y a plus d’excuses. Il n’y a plus de temps à perdre.
Le Ministère de la Santé, par la voix du Professeur Mamadou Samba, représentant le ministre Pierre N’Gou Dimba, a martelé un message clair : aucun enfant ne doit être oublié. Chaque équipe de vaccination, chaque parent, chaque chef communautaire, chaque citoyen, a un rôle à jouer. Le virus ne recule que si nous avançons tous ensemble.
Il est temps de faire bloc. Il est temps de montrer que la vie de chaque enfant compte. Il est temps de vacciner, massivement, efficacement, sans relâche. Car dans cette bataille, l’inaction est une complicité silencieuse.
Loba Perez
