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Présidentielle 2025 : Affi N’Guessan appelle l’opposition à s’unir contre un 4ᵉ mandat de Ouattara

ByÉquipe LeJourPile

Sep 21, 2025

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Recalé mais déterminé

Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a lancé un appel fort samedi 20 septembre : l’opposition ivoirienne doit se rassembler non pas derrière un candidat validé par le Conseil constitutionnel, mais autour d’un objectif commun, empêcher un quatrième mandat d’Alassane Ouattara et obtenir un cadre électoral « transparent et inclusif ».

Un Conseil constitutionnel sélectif

Le 8 septembre, le Conseil constitutionnel a retenu cinq candidatures seulement, dont celles d’Alassane Ouattara, Ahoua Don Mello et Simone Ehivet Gbagbo, rejetant cinquante-cinq dossiers, parmi lesquels ceux de Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Affi N’Guessan lui-même. Une décision qui a redessiné le champ politique, accentuant les fractures au sein de l’opposition.

« Pas derrière un candidat, mais pour des règles justes »

Face à l’invitation d’Ahoua Don Mello à rallier sa candidature et à l’appel de Simone Gbagbo à privilégier l’alternance, Affi tranche : « L’opposition cherche à se fédérer pour la bataille contre un quatrième mandat, pas derrière un candidat. »
Selon lui, la priorité n’est pas une question de personnes mais de système : « Que vous soyez de gauche ou de droite, si vous ne déverrouillez pas le processus électoral, vous n’aurez aucune chance de faire valoir vos idées. »

Un front commun incontournable

Depuis la décision du Conseil constitutionnel, Affi insiste sur la nécessité d’un rapprochement entre les principales forces : le PPA-CI de Laurent Gbagbo, le PDCI-RDA de Tidjane Thiam et le FPI. « Notre première bataille consiste à créer un cadre électoral transparent et inclusif », martèle-t-il.

Ni boycott, ni résignation

Interrogé sur un éventuel boycott, Affi rectifie : « Un boycott suppose que vous soyez autorisé à concourir et que vous refusiez ensuite de participer. Or, nos candidatures n’ont même pas été acceptées. » Pour lui, l’opposition reste dans une logique de participation – mais sans Ouattara.

Le rôle central du PDCI

Affi souligne le poids décisif du PDCI, formation historique du pays, écartée de la compétition par la validation du Conseil constitutionnel. « Comment légitimer une élection dont il serait exclu ? » interroge-t-il, rappelant que le parti dispose encore d’un réseau puissant de députés et de maires.

« Accompagner, c’est légitimer une dictature »

Pour Affi N’Guessan, le verdict est clair : la mise à l’écart des principales candidatures d’opposition illustre le caractère « inacceptable » du scrutin à venir. « Accepter les choix arbitraires, c’est accompagner une dictature », prévient-il, appelant au rassemblement des forces politiques pour imposer les conditions d’une compétition ouverte et équitable.

LJP

Équipe LeJourPile