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Le rejet de la candidature de Laurent Gbagbo est, pour le PPA-CI, une « violation des droits constitutionnels » et une « dérive autoritaire » du régime en place. Le parti promet des actions démocratiques et mobilise ses militants pour défendre la souveraineté du peuple.
Réuni en session extraordinaire le 10 septembre à Abidjan, le Secrétariat général du PPA-CI a vivement dénoncé la décision du Conseil constitutionnel d’invalider la candidature de Laurent Gbagbo tout en validant celle d’Alassane Ouattara. Le parti fondé par l’ancien chef d’État y voit un « déni de justice » et une tentative de « confiscation de la démocratie ».
Pour le PPA-CI, il s’agit d’un « coup de force constitutionnel » qui porte un nouveau coup à l’État de droit. « La Côte d’Ivoire ne peut pas continuer à vivre sous un régime qui manipule les institutions à son profit », indique le communiqué.
Face à cette situation, le parti annonce une série d’actions démocratiques. Dès le 15 septembre, ses fédérations déposeront des motions de protestation auprès des préfets. Des mobilisations populaires sont également prévues en coordination avec les autres forces de l’opposition.
Le PPA-CI assure rester ouvert à une issue politique, mais affirme être prêt à utiliser « toutes les armes que la Constitution et les lois de la République » mettent à sa disposition pour s’opposer au quatrième mandat annoncé d’Alassane Ouattara.
« Ce combat n’est pas seulement celui de Laurent Gbagbo, c’est celui de tout un peuple qui refuse qu’on lui confisque sa démocratie », conclut le communiqué.
LJP
