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À Abidjan, le ballet diplomatique continue, mais le fond du problème demeure : un quatrième mandat d’Alassane Ouattara que beaucoup jugent anticonstitutionnel. Le 18 septembre 2025, le chef de l’État a reçu Leonardo Santos Simão, représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel. Objectif affiché : parler paix, élections et stabilité. Mais derrière les sourires, une crise politique profonde ronge la Côte d’Ivoire.
Car pendant que le président promet aux Nations Unies des « élections apaisées », l’opposition est bâillonnée. Le Conseil constitutionnel a écarté des candidatures majeures, dont celle de Tidjane Thiam, figure du PDCI, sous prétexte d’une non-inscription sur la liste électorale. Un motif purement administratif pour empêcher un concurrent sérieux. Le PDCI n’a pas tardé à saisir le Comité des droits de l’Homme de l’ONU, exigeant le respect des droits politiques de son candidat.
Ce face-à-face entre Ouattara et l’ONU, deux jours après la requête du PDCI, n’est pas anodin. Le pouvoir cherche à se légitimer à l’international. A l’intérieure le jeu politique semble verrouillé. Les discours sur la paix ne suffiront pas : sans justice électorale, il n’y a pas de démocratie, pensent des observateurs.
LJP
