Le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, bénéficierait du soutien du président français Emanuel, Macron, relativement à la préparation de l’élection présidentielle prochaine en Côte d’Ivoire. C’est du moins ce qui ressort des coulisses de la visite privée en France, qu’on effectuée, le président Alassane Ouattara et son épouse, Dominique Ouattara. Visite au cours de laquelle, les premières personnalités du pays d’Houphouët, ont été reçues à dîner à l’Élysée par le couple présidentiel français le jeudi 30 janvier.
Ce, loin des caméras et des indiscrétions que les deux couples ont partagé ce dîner à l’Élysée. Bien que ces retrouvailles aient été strictement privées, Jeune Afrique, généralement bien informé, a pu en dévoiler les coulisses.
Selon le média panafricain, la rencontre a été l’occasion d’échanger sur les sujets brûlants du moment. Jeune Afrique rapporte que les discussions se sont déroulées dans une ambiance « sympathique et détendue », sans la présence des collaborateurs respectifs des deux dirigeants, et avec une « totale convergence de points de vue ».
Présidentielle 2025 et AES
Sans surprise, Alassane Ouattara et Emmanuel Macron ont abordé la situation politique en Côte d’Ivoire, avec en toile de fond l’élection présidentielle d’octobre prochain, à laquelle participe Tidjane Thiam, chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et principal opposant. D’après Jeune Afrique, la question d’une éventuelle candidature d’Alassane Ouattara n’a pas été évoquée. Toutefois, le président ivoirien a assuré à son homologue français que toutes les conditions étaient réunies pour que le scrutin se déroule dans un climat apaisé. En retour, Emmanuel Macron aurait exprimé son soutien à Alassane Ouattara.
Par ailleurs, la rétrocession imminente de la base militaire de Port-Bouët aux forces de défense ivoiriennes a été abordée. Il ne s’agirait plus que d’une question de jours. La discussion a également porté sur le retrait officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), acté le 29 janvier. Selon Jeune Afrique, Alassane Ouattara a regretté cette rupture avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dans un contexte sécuritaire préoccupant. Cependant, il a réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire à poursuivre ses efforts en matière d’accueil des réfugiés burkinabè et maliens, estimés à environ 65 000 dans le nord du pays.
La situation sécuritaire à l’Est de la RDC
Enfin, les deux chefs d’État ont exprimé leurs préoccupations concernant la situation sécuritaire à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). D’après les informations de Jeune Afrique, ils souhaitent une accélération des efforts diplomatiques afin d’éviter une escalade des tensions. Des actions seront menées en coulisses pour exhorter le président rwandais, Paul Kagame, à retirer ses troupes et à cesser son soutien aux rebelles du M23, qui ont pris le contrôle de Goma le 26 janvier.
LE JOUR PILE avec J.A.

