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Présidentielle en Centrafrique : Touadéra s’impose largement et décroche un troisième mandat

ByÉquipe LeJourPile

Jan 6, 2026

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Le président sortant de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a été réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, avec 76,15 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires annoncés lundi 5 janvier par l’Autorité nationale des élections (ANE).

Ce scrutin majeur, organisé simultanément avec les élections législatives, régionales et municipales, s’est tenu dans 6 762 bureaux de vote, répartis sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, dont 62 bureaux réservés à la diaspora. Le corps électoral comptait plus de 2,39 millions d’inscrits, appelés aux urnes de 6 heures à 18 heures.

Candidat du Mouvement Cœurs Unis (MCU), Faustin-Archange Touadéra a recueilli 894 556 voix sur 1 174 759 suffrages valablement exprimés, confirmant ainsi sa nette avance sur ses concurrents. Son plus proche poursuivant, Anicet Georges Dologuele de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), a obtenu 14,66 % des voix.

Les autres prétendants à la magistrature suprême ont enregistré des scores inférieurs à 5 %, notamment Henri-Marie Dondra (3,19 %), Marcelin Yalemende (2,13 %), Serge Ghislain Djorie (1,87 %), Eddy Symphorien Kparekouti (1,04 %) et Aristide Briand Reboas (0,95 %).

Le taux de participation a été évalué à 52,42 %, avec 1 254 376 électeurs ayant pris part au vote, parmi lesquels 647 287 hommes et 607 089 femmes. Les autorités électorales ont recensé 40 231 bulletins nuls et 39 386 bulletins blancs, tandis que le taux de compilation atteint 84,39 % des bureaux ouverts.

Arrivé au pouvoir en 2016, Faustin-Archange Touadéra se présentait pour un troisième mandat consécutif, rendu possible par l’adoption d’une nouvelle Constitution en 2023, supprimant la limitation des mandats présidentiels. La consultation électorale s’est déroulée dans un climat politique sensible, marqué par des défis sécuritaires persistants et une opposition fragmentée, dont certains acteurs ont contesté le processus.

Les résultats proclamés par l’ANE restent provisoires et doivent être entérinés par la Cour constitutionnelle, conformément aux dispositions en vigueur.

Ljp

Équipe LeJourPile