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Présidentielle ivoirienne 2025 : Assalé Tiémoko et Vincent Toh Bi scellent une alliance générationnelle pour bousculer l’ordre établi

ByÉquipe LeJourPile

Juin 26, 2025

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Sous un ciel lourd d’attentes citoyennes, une annonce vient rebattre les cartes du jeu politique ivoirien. Le jeudi 26 juin 2025 à Abidjan, deux figures de la nouvelle scène politique, Assalé Tiémoko Antoine et Vincent Toh Bi Irié, ont décidé de conjuguer leurs visions. Leur projet commun porte un nom : Ajuna, Alliance pour la Justice, la Nation et l’Alternance.

Au-delà des mots, une volonté : changer les règles du jeu, redonner la parole au peuple, incarner une rupture générationnelle assumée. « Nous ne sommes pas là pour occuper un siège de plus. Nous voulons porter l’alternance que la jeunesse ivoirienne appelle de ses vœux depuis trop longtemps », déclarent-ils, d’une seule voix. Cette jeunesse, souvent reléguée à la périphérie du pouvoir, devient ici le cœur de la stratégie.

Dans un contexte tendu, à quelques mois d’un scrutin présidentiel décisif, l’Ajuna se dresse comme un contre-modèle : une alliance fondée non sur des calculs d’appareil, mais sur un engagement moral et politique. « Ce n’est pas un pacte électoral, c’est un projet de société », insiste Assalé Tiémoko. Leur engagement, signé solennellement, vise à harmoniser les idées, coordonner les forces et incarner un espoir tangible face à la fatigue démocratique ambiante.

Le ton est grave mais résolu. Face à une scène politique dominée par les figures traditionnelles, les deux hommes entendent ouvrir un nouveau chapitre, où écoute, transparence, souveraineté populaire et justice sociale ne sont plus des slogans, mais des fondations. La structure sera codirigée par les deux candidats, tandis que Roger Youan, militant chevronné, est nommé porte-parole principal, assisté par la docteure Laurence Kamara.

Au cœur de leur démarche : une conviction simple mais puissante. Le pays ne peut se réconcilier avec lui-même sans réconcilier les dirigeants avec la population. Et cette réconciliation ne peut se faire sans ouvrir les portes du pouvoir à de nouveaux visages, porteurs d’un regard neuf sur les défis sociaux, économiques et environnementaux.

L’Ajuna ne promet pas une révolution, mais une reconstruction. Une Côte d’Ivoire où la transition générationnelle ne sera plus une promesse sans lendemain. Une Côte d’Ivoire debout, portée par ses filles et fils, non plus spectateurs de leur destin, mais acteurs de leur avenir.

Loba Perez

Équipe LeJourPile