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Il sillonne les routes du pays, souvent en marge des projecteurs. Pas de cortège tapageur ni de banderoles flamboyantes. Juste une conviction chevillée au corps : redonner au peuple sa place dans une démocratie confisquée. Il, c’est Assalé Tiémoko Antoine, député-maire de Tiassalé et président du mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), s’est lancé dans la quête des parrainages citoyens, condition sine qua non pour prétendre à la présidentielle de 2025. Mais derrière cette démarche civique, il dénonce un système profondément inégalitaire.
Sur le terrain, le constat est implacable. Alors que les grands partis disposent de structures bien ancrées, financées par l’État et appuyées par des relais influents, les candidats indépendants avancent à la force des poignets, affrontant obstacles logistiques, intimidations et désinformation. « Les grands partis, gavés d’argent public, envoient des agents pour empêcher les citoyens de parrainer d’autres candidatures. C’est un déni de démocratie », s’indigne-t-il.
Mais l’homme ne se contente pas de dénoncer. Il écoute, explique, sensibilise. Dans chaque village, chaque quartier, il prend le temps de dialoguer, d’éclairer le sens du parrainage. Pour lui, trop souvent, les citoyens ignorent qu’un parrainage ne vaut pas adhésion politique, mais représente le droit fondamental de permettre à un compatriote de se présenter. « J’ai vu des regards s’illuminer lorsqu’on leur expliquait cela. C’est cette conscience citoyenne que je veux réveiller », confie-t-il.
Avec une énergie infatigable, Assalé et son équipe affirment être en bonne voie pour atteindre les quotas exigés dans les 16 régions et le District d’Abidjan. Mais cette bataille, il veut la transformer en réforme. S’il accède au pouvoir, fait-il entendre, il promet de réinventer le parrainage citoyen. « Il sera juste, transparent, équitable. Plus jamais il ne servira à écarter des voix dissidentes. », rassure-t-il.
Dans un paysage politique où l’accession au pouvoir semble souvent réservée à une élite, Assalé Tiémoko se positionne en porte-voix des oubliés. Son mot d’ordre est clair : ouvrir les vannes de la démocratie, replacer l’humain au centre du débat. Prochaine étape : les régions du Gôh et du N’Zi, où il poursuivra sa campagne de terrain. Le message est constant, sobre et puissant : « Ensemble, changeons notre avenir. »
Loba Perez
