A Lopou, le jeudi 9 octobre 2025, les habitants se sont rassemblés à la sous-préfecture pour écouter un message rare, mais essentiel : celui du Conseil national des droits de l’homme (CNDH). À quelques jours du scrutin présidentiel, la délégation, conduite par Diané Hassan, secrétaire général du CNDH, est venue rappeler une vérité simple mais souvent oubliée : le bulletin de vote est une arme de changement, pas de division.
« L’électeur n’a pas besoin d’injures ni de violences pour se faire entendre. Son pouvoir, c’est le bulletin », a martelé M. Diané, s’adressant à une assemblée attentive composée de chefs coutumiers, de jeunes et de femmes. Derrière ses mots, une conviction : la démocratie ne peut s’enraciner que si chaque citoyen comprend sa responsabilité.
Le représentant du CNDH a détaillé les missions de l’institution : veiller à ce que tous les citoyens en droit de voter soient inscrits sur la liste électorale, que les personnes en situation de handicap ou âgées puissent participer, et que les résultats soient proclamés dans la transparence. « Nous intervenons pour que la Côte d’Ivoire vive des élections apaisées, crédibles et inclusives », a-t-il insisté.
Mais le message du jour allait au-delà des procédures. C’était un appel à la conscience nationale. Diané Hassan a exhorté les leaders politiques et communautaires à faire preuve de responsabilité, à mobiliser sans manipuler, à convaincre sans diviser.
Le sous-préfet de Lopou, Dagui Mabea, a salué cette initiative citoyenne. Dans une intervention vibrante, il a invité chacun à placer l’unité nationale au-dessus des clivages régionaux et partisans. « La Côte d’Ivoire que nous voulons bâtir ne peut être celle de nos tribus ou de nos intérêts personnels », a-t-il déclaré, appelant à la paix durant tout le processus électoral.
La 2e adjointe au maire de Dabou, Aïssata Soumahoro, a pour sa part interpellé les femmes, souvent premières victimes des crises politiques, à devenir les gardiennes de la paix. « C’est à nous de rompre le cycle des violences, pour que nos enfants héritent d’une nation digne et apaisée », a-t-elle lancé sous les applaudissements.
À Lopou, ce jour-là, le message du CNDH a sonné comme une promesse : celle d’une démocratie qui se gagne non par la force, mais par la conscience.
LJP

