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Présidentielle ivoirienne 2025 : le Parti communiste français dénonce une “forfaiture” et interpelle Paris

ByÉquipe LeJourPile

Août 4, 2025

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À trois mois du scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire, la décision d’Alassane Ouattara de briguer un quatrième mandat continue de faire des vagues. Le 1er août 2025, le Parti communiste français (PCF) a publié un communiqué virulent condamnant cette nouvelle candidature, qu’il qualifie de « violation manifeste de la Constitution ivoirienne ».

« À 83 ans, M. Ouattara défie les principes démocratiques et foule aux pieds la souveraineté populaire », accuse la direction du PCF, qui rappelle que l’actuel chef de l’État est arrivé au pouvoir en 2011 « par une intervention militaire française, et non par la seule volonté des urnes ». Une trajectoire politique que le parti de gauche situe dans une logique « d’autoritarisme progressif ».

Le communiqué s’inquiète également de la transparence du processus électoral. Le PCF dénonce une « manipulation du fichier électoral », qu’il estime facilitée par le projet “État civil pour tous”, un programme franco-européen mis en œuvre par CIVIPOL, en partenariat avec l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI). « Ce dispositif censé renforcer la transparence sert aujourd’hui à légitimer une fraude électorale à grande échelle », fustige le parti.

L’exclusion de certaines figures de l’opposition, dont Laurent Gbagbo, est également pointée du doigt. Le PCF y voit une volonté de verrouiller le jeu politique et d’étouffer les voix critiques. Il dénonce « un durcissement autoritaire doublé d’une répression systématique des opposants », en contradiction flagrante avec les droits humains.

Face à cette situation, le PCF appelle le gouvernement français à sortir de sa réserve et à condamner publiquement ce qu’il décrit comme une « dérive autocratique ». Il plaide pour une refondation des relations franco-ivoiriennes sur la base du respect mutuel et de la souveraineté démocratique.

« La France ne peut rester silencieuse face à un pouvoir illégitime. Ce silence équivaudrait à une complicité active. » Le parti conclut en réaffirmant sa solidarité avec le peuple ivoirien et les forces démocratiques, tout en mettant en garde contre les risques d’une nouvelle crise postélectorale aux conséquences potentiellement dramatiques.

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