Depuis son exil, Guillaume Soro sort de son silence. Ce mardi 29 juillet, l’ex-Premier ministre a dénoncé avec virulence la décision d’Alassane Ouattara de briguer un quatrième mandat, qu’il qualifie d’« illégal » et de nouvelle entorse à la Constitution ivoirienne.
« Le simulacre de suspense des dernières semaines n’a trompé personne. Ouattara récidive. En 2020, il invoquait un cas de force majeure pour s’octroyer un troisième mandat. Cinq ans plus tard, il remet ça, avec les mêmes arguments éculés : sécurité, stabilité, défis économiques », fustige Guillaume Soro.
À ses yeux, il ne s’agit pas d’un choix politique, mais d’un passage en force. « La vérité est crue : il ne veut pas quitter le pouvoir. Comme tout bon dictateur, il s’accroche, au mépris de la paix sociale et de la démocratie. »
Dans un contexte de crispation politique, l’ancien président de l’Assemblée nationale dénonce un climat de répression généralisée : opposition affaiblie, libertés réduites, fichier électoral contesté. « Les règles du jeu sont faussées. Le pays avance à reculons, vers de nouveaux périls. »
Et de conclure, dans un ton solennel : « Le peuple de Côte d’Ivoire est à un carrefour historique. Se soumettre à une dictature décomplexée ou se lever, dans la légalité, pour défendre la Constitution. C’est une question de survie démocratique. »
L.P.

