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Présidentielle ivoirienne 2025 sous tension: Sam Wakouboué prêche la paix à Lakota

ByÉquipe LeJourPile

Oct 20, 2025

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Sous un soleil brûlant de samedi, les ruelles poussiéreuses de Niambézaria, dans la sous-préfecture de Lakota, ont vu arriver un visage familier : celui de Sam Wakouboué. Journaliste, cadre originaire de la région et directeur de la communication au ministère des Affaires étrangères, il a choisi de revenir sur ses terres pour parler non pas de politique, mais de paix.

À une semaine d’une élection présidentielle sous haute tension, alors que l’opposition dénonce « l’exclusion » de ses figures phares, Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, et que les manifestations ont été interdites par un arrêté interministériel, Sam Wakouboué sillonne les localités pour une mission de sensibilisation citoyenne.

Face aux jeunes de la Jeunesse républicaine engagée pour le développement de la Côte d’Ivoire (JRED-CI), il rappelle un chiffre glaçant : « En 2011, 85 % des 3 000 morts de la crise post-électorale étaient des jeunes. » Sa voix se fait grave : « Ne recommençons pas les mêmes erreurs. »

Dans un ton empreint d’émotion, il appelle à la responsabilité : « La Côte d’Ivoire que construit le président Alassane Ouattara, c’est votre héritage. Ne la détruisez pas par la violence. » Devant un auditoire attentif, il exhorte les jeunes à éviter les affrontements, à refuser d’ériger des barricades. « Un État sérieux comme le nôtre doit imposer le respect. »

Avant ce meeting, Sam Wakouboué s’est recueilli à la mosquée de Niambézaria, priant pour des élections apaisées et pour le président Ouattara, « symbole de stabilité et de clairvoyance ». Il a offert 1,3 million de F CFA pour soutenir les travaux de construction du lieu de culte.

Le lendemain, il était à l’église Christianiste céleste de Lakota et auprès de la communauté Sénoufo du village de Niazaroko, prônant le même message : tolérance, prière, unité.

Dans cette région autrefois classée « zone rouge » pour violences électorales, son appel résonne comme une promesse : celle d’une jeunesse qui choisit enfin la paix plutôt que la peur.

LJP