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À moins de trois mois d’un scrutin présidentiel crucial, l’eurodéputé allemand Michael Gahler dénonce, dans une déclaration sans détour, ce qu’il qualifie de dérive autoritaire du processus électoral en Côte d’Ivoire. Il appelle l’Union européenne à cesser son silence face à l’exclusion de figures majeures de l’opposition dont, Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro, et à la répression, dit-il, croissante contre les militants.
« Notre ambassadrice ne peut rester muette. L’UE doit exiger le respect des libertés fondamentales et condamner les intimidations politiques », martèle Gahler depuis le Parlement européen, pointant du doigt les arrestations, les menaces et les restrictions imposées à l’opposition.
Il appelle à une révision urgente et transparente de la liste électorale, dénonçant un verrouillage manifeste du processus en faveur du RHDP, parti au pouvoir. « Pas un seul centime des 8 millions d’euros d’aide européenne ne doit être versé tant que tous les candidats éligibles ne sont pas autorisés à concourir », insiste-t-il.
L’eurodéputé rappelle que la Côte d’Ivoire s’est engagée à respecter des normes démocratiques. Il n’est pas question, dit-il, de donner des leçons, mais d’exiger le respect des règles librement acceptées. Pour Gahler, l’heure est grave : il en va de la crédibilité du processus démocratique, mais aussi de la paix et de la stabilité dans toute la région.
Lejourpile
