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Prix Tchicaya U Tam’si:la 13ᵉ édition couronne l’œuvre de Tanella Boni

La 13ᵉ édition du Prix Tchicaya U Tam’si de la poésie africaine a couronné à l’unanimité, l'œuvre de l'Ivoirienne Tanella Boni.

La poétesse ivoirienne Tanella Boni vient de franchir une nouvelle étape dans son parcours déjà exceptionnel. Ce lundi, la 13ᵉ édition du Prix Tchicaya U Tam’si de la poésie africaine a couronné son œuvre à l’unanimité, saluant la profondeur humaine, la richesse et l’engagement social de sa poésie.

Cette distinction, décernée dans le cadre de la 46ᵉ édition du Moussem Culturel International d’Assilah (Automne 2025), célèbre l’ensemble de sa carrière et sa contribution majeure à la littérature africaine contemporaine.

Le jury, présidé par le poète sénégalais Amadou Lamine Sall et composé de figures littéraires africaines et européennes, a souligné la singularité de l’écriture de Boni. Ses textes explorent l’identité, la condition des femmes et les transformations sociales du continent, tout en combinant exigence esthétique et engagement citoyen. La poétesse incarne ainsi pleinement l’esprit du prix, qui récompense ceux dont la parole poétique éclaire les enjeux de l’Afrique contemporaine.

Née à Abidjan en 1954, Tanella Boni est également romancière et philosophe, ancienne présidente de l’Union des écrivains de Côte d’Ivoire et membre associé de l’Académie du Royaume du Maroc. Elle a participé activement à la structuration du Festival International de poésie d’Abidjan et a été honorée par de nombreuses distinctions : Prix Ahmadou Kourouma (2005), Prix Antonio Viccaro (2009), Prix Théophile Gautier de l’Académie française (2018) et Prix du Festival International de poésie Francophone (2023).

La remise officielle du prix est prévue le jeudi 9 octobre 2025, en présence des membres du jury. Tanella Boni devient ainsi la deuxième poétesse ivoirienne à recevoir cette distinction, rejoignant la lignée de grands poètes africains et de la diaspora, tels qu’Édward J. Maunick, René Depestre, Amadou Lamine Sall ou Paul Dakeyo.

Créé en 1988 par Mohamed Benaïssa pour rendre hommage au poète congolais Tchicaya U Tam’si, le prix souligne tous les trois ans un parcours poétique majeur sur le continent. Avec cette reconnaissance, Tanella Boni confirme sa position de figure emblématique de la poésie africaine, dont la voix sensible et engagée résonne bien au-delà des frontières.

LJP

Équipe LeJourPile

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