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Egountchi Behanzin hausse le ton.
Dans une lettre ouverte adressée au Capitaine Ibrahim Traoré, l’activiste panafricaniste dénonce frontalement ce qu’il considère comme des sanctions arbitraires imposées par la France et l’Union européenne, des mesures qu’il décrit comme un véritable étouffement politique destiné à le réduire au silence.
Le lundi 17 novembre, Behanzin affirme vivre une période marquée par des restrictions de liberté et des pressions croissantes, qu’il interprète comme une volonté de l’écarter des luttes qu’il mène depuis des années pour la souveraineté africaine. Pour lui, ces sanctions relèvent d’un rapport de domination hérité du passé et toujours actuel.
Face à cette situation, il se tourne vers le Burkina Faso et vers le président de la Transition, Ibrahim Traoré, qu’il qualifie de voix forte de l’affirmation africaine.
Sa demande est directe, assumée, stratégique :
une protection officielle,
des documents de voyage,
pour pouvoir poursuivre son engagement « librement et en toute sécurité ».
Behanzin présente cet appel comme bien plus qu’une démarche personnelle.
Selon lui, ce serait un acte de solidarité panafricaine, un signal clair envoyé au monde : les États africains peuvent protéger leurs militants, défendre leurs valeurs et refuser les pressions extérieures.
Un message qui résonne comme un cri de défi, mais aussi comme un appel à une nouvelle forme d’unité africaine.
Ljp
