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Les trois pays qui avaient annoncé leur retrait « sans délai » de la Cédéao, dénonçant une instrumentalisation par la France, ont réaffirmé la décision « irréversible » de leurs pays de quitter l’organisation sous-régionale.
Dans l’optique de discuter de l’intégration régionale et des défis sécuritaires, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) se sont réunis le vendredi 13 décembre 2024 à Niamey. Ce, alors que la Cédéao examine une prorogation du délai de retrait du Mali, du Burkina et du Niger, initialement fixé au 29 janvier 2025.
Selon un communiqué, c’est sous la présidence du ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop que ces ministres des Affaires étrangères des États membres de l’AES se sont réunis à Niamey. La rencontre a été consacrée à la libre circulation des personnes et des biens. Ainsi qu’aux défis sécuritaires persistants dans la région du Sahel. Les ministres ont mis en avant leur engagement en faveur de l’intégration régionale. Les participants ont salué les progrès réalisés dans l’harmonisation des documents d’identité et de voyage. Ils ont également insisté sur la nécessité de mécanismes efficaces pour faciliter la mobilité transfrontalière.
La création de l’Alliance des États du Sahel a eu lieu en septembre 2023. Elle a été suivie de la transformation de cette alliance en Confédération en juillet 2024. Une requête sera soumise à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement prévue le dimanche 15 décembre à Abuja. L’objectif est d’appeler à une prorogation du délai arrivé presque à son terme. Relativement au retrait du Mali, du Burkina et du Niger de la Cedeao.
Perez Epée
