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SAFE 2025 : l’Afrique mise (enfin) sur ses entrepreneurs

ByÉquipe LeJourPile

Juil 10, 2025

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Les 24 et 25 juillet 2025, le Salon Africain de l’Entrepreneuriat (SAFE) revient à Abidjan avec un message clair : l’Afrique n’a plus le luxe d’attendre. Pour bâtir une économie forte, résiliente et inclusive, il est temps de parier sérieusement sur les petites et moyennes entreprises, véritables moteurs de transformation industrielle.

Placée sous le thème « Industrialisation des PME africaines pour une performance économique locale », cette 8e édition, qui se tiendra au Sofitel Hôtel Ivoire, entend rompre avec les discours sans lendemain. « Cette édition se veut une plateforme de solutions concrètes », a martelé Mohamed Fofana, commissaire général du SAFE, lors d’une conférence de presse tenue le 9 juillet à Abidjan. Et c’est bien ce dont l’Afrique a besoin : du concret, du terrain, de l’action.

Le salon réunira près de 700 jeunes entrepreneurs, venus de Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo ou encore du Cameroun. Leur ambition : ne plus être de simples rêveurs, mais des bâtisseurs d’usines, de chaînes de valeur, d’emplois durables. Et pour cela, ils réclament des outils, des financements, une écoute.

C’est dans cette dynamique que naît la Fondation SEIF (Structure d’Encadrement et d’Investissement pour les Futurs entrepreneurs), une innovation majeure de cette édition. Ce dispositif d’appui, qui accompagnera les jeunes dès les premières étapes de leurs projets, sonne comme une réponse directe au cri du cœur de milliers de porteurs d’idées souvent livrés à eux-mêmes.

Loba Perez

Gratuit et ouvert à tous, le SAFE ne doit pas être vu comme un simple événement, mais comme un signal. Un appel à la responsabilité des institutions, des bailleurs et des décideurs économiques : il est temps d’arrêter de parler de jeunesse comme d’un potentiel à venir. Elle est là, prête, inventive, audacieuse. Elle attend qu’on lui donne les moyens d’agir.

« Ce salon s’inscrit dans une logique de valorisation du génie local et de transformation des matières premières », rappelle Fofana. Traduction : on ne veut plus exporter nos idées brutes. On veut les transformer ici, chez nous. Parce que le développement ne viendra pas d’ailleurs. Il viendra des Africains qui osent entreprendre, et des États qui auront le courage de les soutenir.

Loba Perez

Équipe LeJourPile