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Sanctions de la CAF : quels impacts sportifs pour le Sénégal et le Maroc après la CAN 2025 ?

ByÉquipe LeJourPile

Jan 31, 2026

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Les sanctions prononcées par la Confédération africaine de football (CAF) à la suite des incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025 auront des répercussions sportives différenciées pour le Sénégal, champion d’Afrique, et pour le Maroc, finaliste malheureux.

Sénégal : une victoire ternie, mais un impact sportif maîtrisable

Pour le Sénégal, les conséquences sportives restent réelles mais contenues. La suspension de cinq matches infligée au sélectionneur Pape Bouna Thiaw constitue l’élément le plus structurant. Elle privera les Lions de leur entraîneur lors des prochaines compétitions CAF, notamment les éliminatoires continentales ou les phases initiales de tournois officiels. À court terme, cela impose une réorganisation du staff technique, avec un adjoint appelé à assurer l’intérim sur le banc.

Les suspensions de deux matches visant Ismaïla Sarr et Iliman Cheikh Baroy Ndiaye pourraient également peser sur le rendement offensif de l’équipe lors des prochaines rencontres officielles CAF. Toutefois, la profondeur de l’effectif sénégalais, riche en joueurs évoluant au plus haut niveau, limite l’impact sportif global.

Sur le plan collectif, la décision de la FSF de ne pas faire appel permet d’éviter une prolongation des tensions institutionnelles et favorise un retour rapide à une dynamique sportive normale. Le Sénégal conserve ainsi son statut de référence continentale, même si ces sanctions rappellent l’exigence de discipline attendue d’un champion en titre.

Maroc : une accumulation de sanctions aux effets plus sensibles

Pour le Maroc, les conséquences apparaissent plus lourdes sur le plan sportif et structurel. La suspension de trois matches infligée à Ismaël Saibari, assortie d’une amende, affecte directement la rotation du milieu de terrain lors des prochaines échéances CAF. La sanction visant Achraf Hakimi, bien que partiellement assortie de sursis, constitue également un signal fort, tant le latéral droit est un pilier du dispositif marocain.

Au-delà des joueurs, les sanctions financières élevées (315 000 dollars) et les griefs liés à l’organisation: envahissement de la zone VAR, comportement des ramasseurs de balles, usage de lasers, pourraient inciter la FRMF à renforcer ses dispositifs disciplinaires et sécuritaires lors des matches à domicile, sous peine de sanctions plus sévères à l’avenir.

Sur le plan psychologique, le rejet par la CAF de la réclamation marocaine contre la FSF ferme définitivement le contentieux et impose au Maroc de tourner la page d’une finale perdue dans un climat de frustration, avec un enjeu clair : éviter que les tensions extra-sportives n’affectent la performance future.

Un signal fort pour le football africain

Pour les deux sélections, ces sanctions traduisent la volonté de la CAF de durcir son approche disciplinaire lors des grandes compétitions. Elles rappellent que les enjeux sportifs doivent rester encadrés par le respect de l’arbitrage, du fair-play et des règles organisationnelles.

À moyen terme, le Sénégal devra préserver sa discipline collective pour consolider son leadership continental, tandis que le Maroc est appelé à corriger ses manquements organisationnels et comportementaux afin de rester compétitif au plus haut niveau africain.

Loba P.

Équipe LeJourPile