Le mercredi 24 septembre 2025, Abidjan-Cocody a vibré au rythme de l’innovation financière et de la philanthropie. Notamment avec le panel organisé par Ecobank à l’occasion de la 8e édition du Salon de l’Épargne, de l’Investissement et du Patrimoine (SIEP).
L’établissement bancaire a choisi d’y mettre en lumière son approche unique : concilier gestion patrimoniale performante et impact sociétal durable. Ce, autour du thème: « Conjuguer performance financière et impact sociétal durable ». Ledit panel a été orchestré par Ivana Valera, chargée de la gestion des activités de banque de premier rang et de gestion de patrimoine pour l’ensemble de l’UEMOA. Sa mission : démontrer que l’argent et la philanthropie peuvent coexister pour façonner un avenir plus juste et inclusif.
L’événement a rassemblé des experts de renommée internationale : Elisa Desbordes, directrice générale de la Fondation Ecobank, qui pilote des initiatives de développement social sur le continent ; Charles Kie, fondateur de Genesis et philanthrope engagé dans l’éducation, la culture et l’environnement ; et Alimata Diabaté Sylla, responsable des Marchés de Capitaux à l’EDC Investment Corporation, spécialiste des instruments financiers à impact social.
Les échanges ont porté sur les stratégies pour structurer la richesse, favoriser l’inclusion financière et mobiliser les marchés financiers au service de projets à fort impact social.
Pour Elisa Desbordes, la philanthropie est bien plus qu’un simple don : c’est un outil de transformation durable. « Une fondation permet d’inscrire l’impact social dans la durée, au-delà de la générosité ponctuelle. C’est une transmission intergénérationnelle de valeurs et d’actions concrètes », a-t-elle expliqué.
Dans le même esprit, Charles Kie a insisté sur l’importance d’organiser ses initiatives philanthropiques pour en maximiser l’efficacité et la durabilité. « Il ne suffit pas de donner. Il faut structurer, planifier et agir pour que les actions perdurent longtemps après la vie des fondateurs », a-t-il déclaré, citant les projets menés par sa fondation familiale en faveur de l’éducation, de l’environnement et de la culture.
Enfin, Alimata Diabaté Sylla a mis en avant le rôle crucial des marchés financiers dans le financement de projets à impact social, en rappelant l’importance des instruments thématiques innovants permettant de soutenir des initiatives porteuses de changements positifs et durables pour les communautés.
Pour Ecobank, ce panel n’était pas seulement un moment d’échange théorique : il s’inscrit dans une vision ambitieuse de transformation du continent. L’établissement souhaite démontrer que la performance financière peut et doit rimer avec responsabilité sociale et développement durable, et que chaque acteur économique, privé ou institutionnel, a un rôle à jouer pour construire un héritage social tangible.
À travers ces discussions, Ecobank a rappelé que la richesse, quand elle est bien gérée et engagée, peut devenir un levier puissant pour le progrès collectif, transformant la prospérité individuelle en une véritable force pour le bien commun.
Loba Perez

