👁 6,216 vues
La réflexion sur la qualité de l’information est au cœur de la 3ᵉ édition de la Semaine nationale de la Presse, ouverte ce lundi 23 mars 2026 à la salle Kodjo Ebouclé du Palais de la Culture, à Abidjan. Dans un contexte marqué par la montée de la désinformation et les mutations du numérique, l’événement se veut un cadre d’éveil collectif.
Articulée autour du thème « Comment mieux s’informer ? », cette édition met en lumière les responsabilités partagées entre journalistes et citoyens. À l’heure où l’information circule à une vitesse inédite, portée par les réseaux sociaux et les algorithmes, la nécessité de garantir sa fiabilité apparaît comme un enjeu majeur.
À l’ouverture des travaux, plusieurs intervenants ont rappelé que l’information ne peut être dissociée des exigences d’éthique, de rigueur et de responsabilité. Dans un environnement saturé de contenus, la crédibilité des médias reste étroitement liée au respect de ces principes fondamentaux.
Représentant le gouvernement, le ministre de la Communication et porte-parole, Amadou Coulibaly, a insisté sur l’engagement des autorités à promouvoir un paysage médiatique plus structuré et fiable. Il a appelé à un renforcement des pratiques professionnelles afin de préserver la confiance du public.
Le ministre a également mis en avant les actions de l’Autorité nationale de la Presse, qui œuvre à la régulation du secteur et à la sensibilisation des citoyens, en particulier les jeunes, fortement exposés aux flux d’informations numériques.
Prenant la parole, le président de l’institution, Samba Koné, a alerté sur les dérives d’un écosystème informationnel dominé par la manipulation et les fausses nouvelles. Selon lui, l’accès à une information de qualité passe par l’éducation aux médias : « Il ne s’agit pas seulement de s’informer, mais de savoir comment s’informer », a-t-il souligné, appelant à développer des réflexes de vérification et d’analyse critique.
Conçue comme une plateforme d’échanges et de formation, la Semaine nationale de la Presse ambitionne d’outiller les acteurs du secteur et le grand public face aux défis contemporains de l’information. Elle s’inscrit ainsi dans une dynamique de renforcement de la démocratie et de la cohésion sociale en Côte d’Ivoire.
Ljp
