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Mercredi 24 septembre 2025, à New York, le sommet spécial sur le climat organisé en marge de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies a rassemblé les dirigeants de plus de 120 pays, chacun venu annoncer ses engagements pour la prochaine décennie. Mais derrière la parade de déclarations, la réalité reste inquiétante : les mesures concrètes demeurent largement insuffisantes face à l’ampleur de la crise climatique.
La Chine a marqué les esprits en envoyant Xi Jinping en personne à la tribune, un geste qui traduit l’importance stratégique accordée à la question environnementale. Le président chinois a insisté sur la « transition verte et bas-carbone » tout en pointant — sans le nommer — le recul climatique de certains pays, en référence aux discours pro-pétrole de la veille. Pékin a promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 7 à 10 % sur dix ans, en misant sur le développement des énergies renouvelables. Mais pour de nombreux experts, cet effort reste largement insuffisant, et devrait être au moins triplé pour espérer contenir le réchauffement.
Du côté de l’Union européenne, Ursula von der Leyen a mis en avant les progrès réalisés depuis 1990, avec une réduction de près de 40 % des émissions. Elle a assuré que l’Europe « maintiendra le cap », mais l’absence d’un plan commun concret pour les 27 États membres fragilise la position européenne sur la scène climatique mondiale.
Au final, aucun pays n’a véritablement pris la tête de la lutte contre le changement climatique. Les promesses pleuvent, mais l’ambition collective reste en décalage avec les objectifs scientifiques. Alors que la planète brûle, le monde attend encore un véritable champion du climat, capable de transformer les engagements en actions tangibles et de mobiliser tous les États autour d’une réponse ambitieuse et immédiate.
LJP
