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C’est à travers un «sit-in» que de nombreuses femmes à Ndjamena ont dénoncé le viol collectif d’une jeune fille de 17 ans. Une rencontre organisée par la Ligue tchadienne des droits des femmes à quelques mètres du festival Dari. Un lieu symbolique pour mieux se faire entendre, explique Menody Romance, une militante de l’association. « Nous avons l’habitude de mener notre lutte sur les réseaux sociaux et on ne sait pas si le gouvernement a pris en compte ou pas. Mais là, c’en est de trop. Et aujourd’hui, nous nous sommes mobilisées pour nous rencontrer ici et puis continuer cette lutte sur le terrain. »
Dans la nuit du 1er janvier, après avoir passé la soirée au festival Dari, l’adolescente de 17 ans a été agressée par plusieurs hommes sur son chemin du retour. Ce viol collectif fait polémique dans le pays et les associations féministes continuent de se mobiliser sur les réseaux sociaux. Selon un communiqué de la direction de la Promotion et de la Protection des droits des femmes, la victime bénéficie d’une prise en charge « médicale et psychosociale ».
« Nous sommes dans un pays de droit et la sécurité doit faire son travail. Le ministère de la Sécurité doit faire son travail. Mais pourquoi dire que la femme n’a pas le droit de venir se promener à une heure pareille ? Donc il faudrait que les autorités en charge de la sécurité prennent leurs dispositions. Il faudrait aussi que le ministère de la Femme aussi fasse un travail pour pouvoir protéger ces femmes. », a indiqué Menody Trésor, responsable des affaires juridiques de la LTDF.
T.C.
