• jeu. Fév 26th, 2026

UNJCI : la riposte s’organise face à la position controversée de la FIJ et de la FAJ

ByÉquipe LeJourPile

Fév 26, 2026

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Dans une correspondance adressée aux présidents de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et de la Fédération africaine des journalistes (FAJ), des acteurs de la crise au sein de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) contestent vigoureusement la déclaration des deux instances. Ils dénoncent une prise de position fondée, selon eux, sur une version partiale des faits dans le cadre du 12e Congrès ordinaire de l’organisation.

A Messieurs les Présidents de la FIJ et de la FAJ

Objet : Réaction suite à votre déclaration sur la crise à l’UNJCI

Messieurs,

Dans une déclaration partagée largement sur les réseaux sociaux, qui vous est attribuée, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et la Fédération africaine des Journalistes (FAJ), les deux instances internationales des faîtières des journalistes, affichent une position dans la crise qui secoue l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire dans l’organisation de son 12e Congrès ordinaire devant aboutir au renouvellement de ses instances.

La FIJ et la FAJ, saisies par le désormais ex-Président de l’UNJCI, dont le mandat a échu ce jeudi 26 février 2026, à 00h00, ont conjointement produit cette déclaration dans laquelle elles dénoncent une intrusion politique du gouvernement ivoirien dans les affaires intérieures de l’Union et menacent de poursuivre l’Etat de Côte d’Ivoire devant des instances internationales, notamment l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour des « abus constatés ».

Une analyse approfondie de ladite déclaration établit qu’il y a eu des insuffisances dans la prise de position des dirigeants de la FIJ et de la FAJ trompés par un seul interlocuteur, l’ex-président de l’UNJCI.

En effet, les positions de la FIJ et de la FAJ sont basées sur la version de Monsieur Jean Claude Coulibaly dont les manœuvres flagrantes tendent à imposer un successeur inéligible à la tête de l’UNJCI.

Monsieur Jean Claude Coulibaly, dans sa version des faits transmis à ces instances internationales, reconnait, lui-même, avoir saisi la justice pour valider le Congrès extraordinaire illégal qu’il a organisé afin de donner force exécutoire à la prorogation du mandat des instances  de l’UNJCI qu’il a tenté d’obtenir au forceps.

S’il a pu recourir lui-même à la justice en vue de trancher ce différend qui l’oppose à une partie des membres de l’UNJCI, ceci est la preuve que la saisine des tribunaux où ont dû ester d’autres membres de l’Union, ne saurait être assimilable à une intrusion gouvernementale.

Au demeurant, Monsieur Jean Claude Coulibaly aurait dû rendre compte fidèlement de la rencontre initiée par le ministre de tutelle dont le seul but est de concilier les parties et les amener à trouver des mesures consensuelles pour aller à un Congrès équitable et apaisée.

En portant des accusations aussi graves à l’encontre du Gouvernement, Monsieur Jean Claude Coulibaly jette délibérément le discrédit sur les Institutions de la République de Côte d’Ivoire et porte atteinte à l’honorabilité des autorités du pays.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION s’insurge contre de telles manœuvres visant à salir les Institutions de l’Etat qui se tiennent, jusque-là loin, de nos contradictions internes, en dehors de l’initiative du Ministre de la Communication, Ministre de Tutelle visant à mettre de l’ordre dans son département, sans prendre parti pour aucun des camps protagonistes.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION informe les dirigeants de la FIJ et de la FAJ qu’ils ont été induits en erreur par un seul individu aux abois à défaut d’avoir eu d’autres interlocuteurs pour avoir une version plus proche de la réalité et de la vérité des faits.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION interpelle Monsieur Jean Claude Coulibaly, débouté par la justice sur sa tentative de passage en force, à se ressaisir, à prendre acte de la forclusion des instances depuis la fin de leur mandat, et d’arrêter toutes les manœuvres attentatoires à l’image de l’Union ainsi que de celle des autorités du pays.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION note que la FIJ et la FAJ concluent leur déclaration par un appel à la tenue du Congrès ordinaire dans des conditions libres, transparentes et apaisées. Telle est la volonté également des protagonistes de cette crise opposés aux Instances sorties de l’UNJCI que sont l’ex-Conseil d’Administration, l’ex-Conseil Exécutif et l’ex-Conseil des Sages.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION rappelle qu’elle reste attachée au respect strict des textes de l’Union comme seule alternative de sortie de crise pour un Congrès équitable et apaisé.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION informe la FIJ et la FAJ, qu’au stade actuel des débats, à l’expiration du mandat des instances de l’Union dûment constatée ce jeudi 26 février 2026, depuis 00h00, après qu’elles aient été incapables de dérouler un processus équitable pour tenir le Congrès sur les 90 jours de délais à elles imparties, seul un organe ad-hoc est susceptible de prendre le relai pour conduire les opérations et permettre à l’UNJCI de sortir du bourbier.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION invite la FIJ et la FAJ, comme le recommande notre métier, à se rapprocher des parties pour ne plus se laisser manipuler par un seul individu dont les pratiques dilatoires ont dévoyé la démocratie interne et plongé l’UNJCI dans une crise.

Fait à Abidjan, le 26 février 2026

Pour la Liste UNJCI NOUVELLE VISION

Le Directeur de Campagne et Porte-parole

Félix D. BONY

Équipe LeJourPile