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Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a lancé un nouvel appel en faveur de la levée rapide et inconditionnelle des sanctions occidentales imposées au Zimbabwe, dénonçant leurs effets dévastateurs sur le développement du pays et de toute la région d’Afrique australe.
Dans une déclaration publiée dimanche, M. Youssouf a réaffirmé la solidarité totale de l’Union africaine avec le Zimbabwe, alignant sa position sur celle de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). « Ces sanctions constituent un obstacle majeur au progrès socio-économique du Zimbabwe et freinent l’intégration régionale », a-t-il martelé.
Imposées en février 2002 par l’Union européenne, ces mesures dites « ciblées » incluent un embargo sur les armes, des restrictions de voyage et des limitations financières visant plusieurs responsables zimbabwéens. Elles ont été régulièrement renouvelées et resteront en vigueur jusqu’au 20 février 2026.
Pour le président de la Commission, ces sanctions ont provoqué des effets économiques dramatiques : elles ont limité l’accès du Zimbabwe au financement international, découragé les investissements directs étrangers et freiné la mise en œuvre de la Vision 2030, la stratégie nationale de développement du pays.
« Ces mesures punitives pénalisent surtout les populations, compromettant les efforts du Zimbabwe pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 et du développement durable des Nations Unies », a souligné M. Youssouf.
L’Union africaine s’est engagée à mobiliser un soutien accru en faveur du Zimbabwe jusqu’à la levée complète des sanctions. Pour M. Youssouf, il s’agit d’un impératif moral et politique : permettre au pays « de réaliser pleinement son potentiel et de contribuer à la prospérité du continent africain ».
Ljp
