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1er Mai 2026 : Adama Kamara plaide pour la retraite complémentaire, les syndicats ouvrent de nouveaux fronts sociaux

ByÉquipe LeJourPile

Mai 2, 2026

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La Journée internationale des droits du travail a été marquée, ce vendredi 1er mai 2026 en Côte d’Ivoire, par un message fort du gouvernement en faveur du renforcement de la protection sociale. À cette occasion, le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Adama Kamara, a exhorté les fonctionnaires et agents de l’État à adhérer massivement à la retraite complémentaire.

Un appel à anticiper l’après-carrière

Dans son intervention, le ministre a insisté sur la nécessité de préparer la retraite dès la vie active, estimant que la sécurité des anciens travailleurs dépend d’une culture de prévoyance renforcée.

« Les avantages liés à votre fonction s’arrêtent avec elle. Seule votre pension, complétée par vos cotisations additionnelles, vous garantira une retraite paisible », a-t-il déclaré, appelant notamment les agents ayant refusé les prélèvements automatiques avant août 2020 à reconsidérer leur position.

Adama Kamara a souligné que les récentes améliorations salariales offrent désormais des marges permettant d’investir davantage dans les mécanismes de retraite complémentaire.

Il a également rappelé l’importance de la Couverture maladie universelle (CMU) et du Régime social des travailleurs indépendants (RSTI), dont la viabilité repose sur la régularité des cotisations.

Les syndicats entre nouvelles revendications et adaptation du travail

Sur le front syndical, la Centrale Humanisme, par la voix de son secrétaire général Mamadou Soro, a annoncé l’ouverture prochaine de négociations sur la revalorisation des salaires minima catégoriels dès mai 2026.

Le responsable syndical a également alerté sur les mutations profondes du marché du travail, notamment l’impact de l’intelligence artificielle, appelant à repenser les relations entre État, patronat et travailleurs dans ce nouveau contexte technologique.

Des revendications sociales élargies

D’autres organisations syndicales ont également fait entendre leurs doléances. Yves Kodibo, leader de l’UNATR-CI, a dénoncé les « affectations-sanctions » visant certains militants syndicaux et demandé la suppression des taxes sur les services funéraires, jugées pénalisantes pour les ménages.

Le gouvernement promet de répondre aux attentes

En clôture des échanges, le Premier ministre Robert Mambé a salué la qualité des discussions et la maturité du dialogue social.

Il a assuré que les préoccupations exprimées seraient examinées avec attention et que des réponses « concrètes » seraient apportées pour améliorer durablement les conditions de travail et renforcer la stabilité sociale.

Un 1er Mai entre protection sociale et transformation du travail

Tel un dialogue social en pleine mutation, au cœur des enjeux du travail de demain, cette célébration du 1er mai 2026 met en évidence une double dynamique : la volonté du gouvernement de consolider les mécanismes de protection sociale, et la détermination des syndicats à adapter leurs revendications aux évolutions économiques, sociales et technologiques.

Loba Perez