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La ville de Kani a vibré, le vendredi 18 juillet 2025, au rythme de la clôture de la 20ᵉ édition du Camp International de Reboisement (CIR) 2025. Un évènement organisé par l’ONG Fondation Cœur Vert. Cette initiative qui se veut écoresponsable s’inscrit dans la lutte contre la désertification et la restauration du couvert forestier ivoirien.
C’est dans cette dynamique que sous un ciel ensoleillé, la forêt classée de Bandama Rouge a vu éclore 35 000 jeunes baobabs, semés par 249 campeurs engagés. Issus de neuf pays, ils sont venus planter plus que des arbres. Ils ont enraciné un espoir, à travers la Fondation Cœur Vert, dans le cadre de la 20ᵉ édition du Camp International de Reboisement (CIR). un projet qui a pris fin le 18 juillet 2025, à Kani, avec l’accompagnement technique de la SODEFOR.
Placée sous la présidence du ministre de l’Environnement, Jacques Assahoré, et parrainée par Bouaké Fofana, ministre et président du Conseil régional du Worodougou, cette édition 2025 s’est inscrite dans un contexte d’urgence climatique et de reconquête forestière. La jeunesse ivoirienne et africaine a répondu présent, prouvant qu’au-delà des discours, il est possible d’agir.
L’initiative a résonné comme un acte de résistance. Résistance à l’indifférence, au silence, à la déforestation galopante. Surtout lorsqu’on sait que chaque arbre planté est un geste politique, un acte d’amour envers une planète en souffrance. Y compris la Côte d’Ivoire, pays où la forêt s’efface dangereusement. Passant de 16 millions d’hectares en 1900 à moins de 3 millions aujourd’hui.
« C’est un cri lancé à la nation et au monde », confie Ody-Marc Duclos, vice-président de la Fondation. Pour lui, cette mobilisation ne doit pas rester ponctuelle. Elle doit inspirer une dynamique nationale. « Soixante-huit jeunes de Kani ont uni leurs forces à ceux d’autres pays pour planter, chanter, et espérer ensemble », poursuit-il, ému. Ce sont ces graines d’unité et de résilience qu’il faut désormais arroser avec constance, a-t-il ajouté.
Plus qu’un simple reboisement, ce camp a mis l’accent sur la qualité : des pratiques rigoureuses, un suivi prévu, et surtout une appropriation locale de l’enjeu. L’objectif est selon les initiateurs, de réconcilier l’humain avec la nature par des actions concrètes. Le Camp international de reboisement 2025, à été officiellement lancé le 14 juillet dernier en présence des autorités locales, de partenaires engagés et de nombreux jeunes des quatre coins du pays et d’ailleurs. Tous, passionnés de partages culturels, de formation éco citoyenne, etc. Ce, en ce sens que chaque geste posé est une graine de paix, une promesse pour demain, une racine de changement durable.
Dans un élan de soutien renouvelé le préfet de Kani, Boni Kouakou Adolph a pris part le 17 juillet à l’activité du reboisement. Plantant aux côtés des participants, des arbres porteurs d’espoir pour les générations futures. Une implication personnelle qui renvoie à l’idée que chacun à son niveau peut et doit agir pour préserver la planète. « Le combat ne s’arrête pas à la plantation. Il commence avec le suivi. », a rappelé avec force le préfet.
Dans un pays qui ambitionne de retrouver 20 % de couverture forestière d’ici 2030, chaque action compte. Chaque village, chaque école, chaque jeune, peut devenir un acteur de la « Muraille Verte » de Côte d’Ivoire. Notamment à travers ce programme titanesque qui vise à reboiser plus d’un million d’hectares.
Mais au-delà des chiffres et des discours officiels, ce sont les gestes concrets qui comptent. À Kani, des mains ont creusé, des cœurs ont battu, des chants ont élevé l’âme collective. Ce 18 juillet, un souffle nouveau a parcouru la forêt rouge : celui d’une jeunesse qui n’attend pas demain pour agir.
L’État a lancé en 2018 une politique ambitieuse de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts. Parmi les projets phares figure la Muraille Verte de Côte d’Ivoire. Un vaste programme de reboisement de 1 050 000 hectares, s’étendant sur 700 km du Bafing au Gontougo. L’ambition nationale est claire : porter la couverture forestière à au moins 20 % du territoire d’ici 2030. Une ambition que la Fondation Cœur Vert contribue à concrétiser, arbre après arbre.
Loba Perez




